Cours de l’Or aujourd’hui en franc Pacifique
Au 4 septembre 2026, le gramme d’or fin vaut 14 634 XPF, soit 14 633 552 XPF le kilogramme et 455 155 XPF l’once troy. Au taux de change du jour, 1 € vaut 119,33 XPF, ce qui place le même gramme à 122,63 €. Sur la clôture précédente, l’or varie de ▼ −0,9 % en euros.
Nouméa, Papeete, Mata-Utu : trois collectivités françaises, une monnaie propre arrimée à l’euro par décret, et un droit métropolitain qui ne s’y applique qu’en partie. L’or s’y lit en euros, il ne s’y vend pas dans les mêmes conditions.
Combien vaut un poids d’or fin en franc Pacifique
Les valeurs ci-dessous sont celles du métal fin, hors prime de fabrication et hors façon. Un lingot ou une pièce se paie toujours un peu plus que cette valeur intrinsèque, un bijou un peu moins.
| Poids d’or fin | Valeur en franc Pacifique | Valeur en euros |
|---|---|---|
| 1 gramme | 14 634 XPF | 122,63 € |
| 5 grammes | 73 168 XPF | 613,14 € |
| 10 grammes | 146 336 XPF | 1 226 € |
| 20 grammes | 292 671 XPF | 2 453 € |
| 1 once troy (31,1035 g) | 455 155 XPF | 3 814 € |
| 50 grammes | 731 678 XPF | 6 131 € |
| 100 grammes | 1 463 355 XPF | 12 263 € |
| 500 grammes | 7 316 776 XPF | 61 314 € |
| 1 kilogramme | 14 633 552 XPF | 122 629 € |
Performance du cours de l’or en franc Pacifique
Variation de la cotation de l’once d’or fin, convertie au taux de change de chacune des dates retenues.
| Période | Date de départ | Cours de départ | Variation |
|---|---|---|---|
| Un mois | 3 août 2026 | 418 989 XPF | +6,0 % |
Source : cours de l’once d’or fin à la date indiquée, relevé par GoldAPI sur le marché de Londres, parité fixe de la devise avec l’euro. Il s’agit de cotations de marché, et non de prix de rachat. Ces variations sont des constats portant sur des périodes closes ; elles ne préjugent en rien des évolutions à venir.
Le titre 750 ‰ a sa page détaillée en euros : cours et méthode de calcul de l’or 18 carats, avec les poinçons qui l’identifient et la conversion d’un poids de bijou en valeur de métal.
Une monnaie française qui n’est pas l’euro
Le franc Pacifique est la monnaie de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna. Il est émis par l’Institut d’émission d’outre-mer, qui remplit le rôle de banque centrale des collectivités françaises du Pacifique. Ces territoires sont français, leurs habitants sont citoyens français et électeurs français : ils n’utilisent simplement pas la même monnaie que la métropole.
La parité avec l’euro est fixe. Elle a été établie par décret lors du passage à la monnaie unique, en reprenant à l’identique le rapport qui liait auparavant le franc Pacifique au franc français. Elle n’a pas bougé depuis, et elle ne dépend pas du marché des changes : c’est un coefficient de conversion, arrêté par un texte réglementaire, que la carte « 1 euro vaut » de cette page reprend telle quelle.
Deux conséquences pratiques en découlent. La première : le franc Pacifique n’a pas cours légal en métropole, et l’euro n’a pas cours légal dans les trois collectivités. La seconde, plus importante pour qui détient de l’or : le cours du métal en francs Pacifique est le cours en euros multiplié par ce coefficient constant, à l’unité près, tous les jours de l’année.
Un or que le Pacifique achète ailleurs
Il n’existe dans les trois collectivités ni fondeur, ni affineur, ni comptoir de cotation quotidienne du métal. L’or d’investissement détenu depuis Nouméa ou Papeete a presque toujours été acheté en métropole, chez un professionnel européen ou lors d’un séjour, puis rapporté ou expédié sous assurance. Le fret et la couverture s’ajoutent alors à la prime du produit, et ils ne se voient sur aucun tableau de cotation.
Les formats rencontrés reflètent cette dépendance. Le napoléon de 20 francs domine les successions anciennes, héritage direct de la circulation monétaire française dans le Pacifique. Les acquisitions plus récentes se font en lingotins d’une once ou de cinquante grammes, plus faciles à transporter et à revendre par fractions, et plus rarement en lingot d’un kilogramme, dont la valeur unitaire complique le rapatriement.
Le tableau ci-dessous convertit en francs Pacifique les cotations relevées sur le marché français du jour, primes comprises. Le montant d’une reprise se constate lors d’une expertise, sur le poids d’or fin réellement contenu.
| Produit | Or fin | Cotation en franc Pacifique | Cotation en euros | Actions |
|---|---|---|---|---|
| 20 Francs Napoléon | 5,8070 g | 87 100 XPF | 729,90 € | |
| Lingotin 1 once | 31,1035 g | 483 175 XPF | 4 049 € | |
| Lingotin 50 g | 50,0000 g | 784 608 XPF | 6 575 € | |
| Lingot 1 kg | 1 000,0000 g | 14 461 845 XPF | 121 190 € |
Parité fixe : ce qu’elle supprime, ce qu’elle laisse entier
Aucune simulation de change ne figure sur cette page, et c’est délibéré : elle n’aurait rien à montrer. Le coefficient étant réglementaire, une hausse de 1 % du métal en euros est une hausse de 1 % en francs Pacifique, au franc près. Un épargnant du Pacifique n’a jamais à se demander si le mouvement qu’il observe vient du métal ou de sa monnaie : il vient du métal, toujours.
Ce que la parité ne supprime pas, c’est l’exposition à l’euro lui-même. L’or se cote en dollars sur les marchés internationaux ; le prix en euros dépend donc de la parité euro-dollar, et le prix en francs Pacifique en hérite intégralement. Quand l’euro faiblit face au dollar, l’or monte en euros et donc à Nouméa, sans qu’aucune once supplémentaire ait changé de mains. La monnaie du Pacifique est stable face à l’Europe, pas face au reste du monde.
Une confusion mérite d’être levée. Le franc Pacifique n’est pas le franc CFA. Les deux monnaies sont arrimées à l’euro, mais elles sont émises par des institutions différentes, dans des zones différentes, à des parités différentes, et elles n’ont pas cours l’une chez l’autre. Un convertisseur qui traite « le franc » sans préciser le code donne un résultat faux : sur cette page, le code est XPF.
Territoires français, fiscalité locale : le point qui change tout
C’est le cœur du sujet, et il est très mal connu. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna disposent de l’autonomie fiscale : le code général des impôts français ne s’y applique pas. Chacune lève ses propres impôts, et les relations avec la métropole sont réglées par des conventions fiscales, celle du 31 mars 1983 pour la Nouvelle-Calédonie, celle du 28 mars 1957 pour la Polynésie française. Chaque collectivité a par ailleurs sa propre fiscalité indirecte : taxe générale sur la consommation en Nouvelle-Calédonie depuis le 1er octobre 2018, taxe sur la valeur ajoutée locale en Polynésie française, aucune des deux à Wallis-et-Futuna. L’exonération européenne de TVA sur l’or d’investissement n’y trouve pas à s’appliquer.
La taxe forfaitaire française sur les métaux précieux, elle, frappe les cessions réalisées en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne, ainsi que les exportations définitives hors de l’Union. La doctrine administrative précise que la cession est réputée réalisée dans l’État où le bien se trouve physiquement le jour de la vente. Une vente conclue à Papeete, sur un or resté sur place, n’entre donc pas dans le champ de cette taxe ; une vente conclue à Paris, sur un or rapporté, y entre.
Reste une disposition que peu de vendeurs connaissent : le 5° de l’article 150 VJ du code général des impôts exonère de la taxe forfaitaire les cessions et exportations de métaux précieux réalisées par une personne qui n’a pas en France son domicile fiscal, à condition qu’elle justifie d’une importation antérieure, d’une introduction antérieure ou d’une acquisition en France. La justification passe par une attestation sur l’honneur de résidence fiscale à l’étranger et une copie de pièce d’identité, conservées à l’appui de l’opération. L’appréciation du domicile fiscal relève de l’administration et de votre conseil, pas de nous : nous appliquons la règle sur pièces. Le détail des deux régimes figure sur notre page consacrée à l’imposition d’une revente.
Entre Papeete et Paris, on franchit bien une frontière
Les trois collectivités sont des pays et territoires d’outre-mer associés à l’Union européenne, et non des régions de l’Union. Elles sont hors du territoire douanier européen et hors de son territoire fiscal. Un bagage ou un envoi qui part de Nouméa vers la métropole entre donc dans l’Union : c’est une importation, avec les formalités qui vont avec, même si l’on ne change ni de pays ni de nationalité.
L’or est concerné par l’obligation de déclaration d’argent liquide dès 10 000 euros de contre-valeur, seuil qui s’apprécie tous moyens confondus. Les lingots à haute pureté et les pièces contenant au moins 90 % d’or y sont assimilés à des espèces. Un formulaire spécifique existe pour les mouvements entre la métropole et la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française ou Wallis-et-Futuna ; l’absence de déclaration expose à une amende et à la retenue des valeurs.
La règle pratique tient en une phrase : déclarez, et conservez tout. Facture d’achat nominative et datée, certificat d’affineur, numéro de série du lingot, justificatif d’expédition. Ces pièces servent deux fois, à la douane à l’aller, puis à l’expertise et au choix du régime d’imposition au retour.
Expertiser en métropole un or venu du Pacifique
Le décalage horaire et la distance imposent une organisation particulière, que nous pratiquons régulièrement. Le rendez-vous se cale à l’avance, l’expertise se fait en une seule visite, et la proposition chiffrée est remise par écrit le jour même. Nos agences se trouvent en France et en Belgique, et les règlements s’effectuent en euros : la parité étant fixe, la conversion en francs Pacifique ne fait perdre ni gagner un centime.
Sur les bijoux, une particularité mérite d’être signalée. Les ouvrages achetés en Australie ou en Nouvelle-Zélande, très présents dans la région, sont souvent au titre de 375 millièmes, soit 9 carats, quand la France travaille principalement le 750. À poids égal, l’écart de valeur est du simple au double. Le titre se vérifie ouvrage par ouvrage, par un contrôle non destructif, et la valorisation porte sur le poids d’or fin réel, jamais sur le titre supposé.
Une limite, enfin, énoncée sans détour : nous n’achetons ni or brut, ni métal dont l’origine ne peut être établie. Nos obligations en matière de lutte contre le blanchiment nous imposent d’identifier le vendeur et de conserver la trace des transactions. L’expertise, elle, reste gratuite et sans engagement, y compris lorsqu’elle porte sur un lot rapporté de l’autre bout du monde.
Questions fréquentes sur le cours de l’or en franc Pacifique
Réponses d’ordre général, à jour au 4 septembre 2026. Elles ne constituent ni un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé.
Qui est GOLDMARKET ?
GOLDMARKET est une maison spécialisée dans l’achat et le rachat d’or et de métaux précieux, présente à travers son réseau d’agences en France et en Belgique. Nous expertisons gratuitement bijoux, pièces et lingots, nous remettons une proposition chiffrée par écrit, et nous publions chaque jour les cotations sur lesquelles reposent nos évaluations.
Le cours de l’or en francs Pacifique suit-il exactement le cours en euros ?
Oui. La parité entre le franc Pacifique et l’euro est fixe et fixée par décret : le prix en francs Pacifique est le prix en euros multiplié par un coefficient constant. Une variation en pourcentage est rigoureusement identique dans les deux monnaies, ce qui rend toute simulation de change inutile sur cette page.
Le franc Pacifique et le franc CFA sont-ils la même monnaie ?
Non. Ce sont deux monnaies distinctes, émises par des institutions différentes, dans des zones différentes et à des parités différentes avec l’euro. Le franc Pacifique, code XPF, a cours en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, et nulle part ailleurs.
Un résident de Nouvelle-Calédonie qui vend son or en France paie-t-il la taxe forfaitaire ?
Le 5° de l’article 150 VJ du code général des impôts exonère de cette taxe les cessions de métaux précieux réalisées par une personne qui n’a pas son domicile fiscal en France, sous réserve qu’elle justifie d’une importation antérieure, d’une introduction antérieure ou d’une acquisition en France. L’appréciation du domicile fiscal relève de l’administration et de votre conseil ; nous appliquons la règle sur présentation des justificatifs prévus.
Faut-il déclarer de l’or en venant de Papeete en métropole ?
Oui, dès 10 000 euros de contre-valeur. Les collectivités du Pacifique sont hors du territoire douanier de l’Union européenne, et les lingots à haute pureté comme les pièces contenant au moins 90 % d’or sont assimilés à de l’argent liquide. Un formulaire spécifique existe pour ces mouvements.
Rachetez-vous de l’or en francs Pacifique ?
Non. Nos expertises se déroulent dans notre réseau d’agences en France et en Belgique, et nos règlements sont effectués en euros. La colonne en francs Pacifique de cette page est un repère de lecture ; comme la parité est fixe, elle ne recouvre aucun écart de change.
Pour aller plus loin
- la cotation métropolitaine du gramme en euros — la référence en euros dont ce chiffre est dérivé.
- comparer le franc Pacifique avec les autres devises suivies — comparer le même gramme d’or dans chaque monnaie.
- organiser une expertise depuis l’outre-mer — Rendez-vous calé à l’avance, proposition écrite le jour même.
- comprendre les deux régimes d’imposition — Taxe forfaitaire ou plus-value réelle : ce que change une facture.
- obtenir une estimation avant de voyager — Un ordre de grandeur écrit, avant de prendre l’avion.
Cotation du métal : relevé quotidien GOLDMARKET. Taux de change : références publiées par la Banque centrale européenne, complétées pour les devises qu’elle ne publie pas. Cotations de produits : marché français, primes comprises. Les valeurs converties dans une devise étrangère sont fournies à titre de repère ; nos règlements sont effectués en euros.
Des monnaies à rapprocher du franc Pacifique
Les monnaies retenues ci-dessous partagent avec le franc Pacifique une aire géographique, une famille monétaire ou un régime de change comparable. Le rapprochement est plus instructif qu’une comparaison prise au hasard : le métal étant le même partout, l’écart entre deux cotations ne mesure que la distance entre deux monnaies.
- le kilogramme d’or fin en franc CFA d’Afrique centrale — Même famille monétaire (le franc), parité fixe avec l’euro.
- la valeur de l’once en franc CFA — Même famille monétaire (le franc), parité fixe avec l’euro.
- nos cotations en dollar néo-zélandais — Même aire monétaire (Océanie).
- l’or en Suisse — Même famille monétaire (le franc).
Le même cours, autrement
Le chiffre de cette page est l’or en franc Pacifique, au gramme. Les pages ci-dessous décrivent la même matière sous un autre angle : une autre unité de pesée, un autre métal coté dans la même monnaie, ou la même cotation lue depuis une monnaie voisine. La méthode ne change pas : il s’agit toujours de la valeur du métal fin contenu, hors prime et hors TVA.
À l’once
- l’once d’or, ce qu’elle pèse et comment elle se convertit — La page de référence de l’unité, toutes monnaies confondues.
D’autres monnaies
- le prix de l’or en rand sud-africain — Le métal est le même : l’écart entre les deux cotations ne mesure que la distance entre deux monnaies.
- le cours de l’or, lu depuis dirham des Émirats arabes unis — Le métal est le même : l’écart entre les deux cotations ne mesure que la distance entre deux monnaies.
- le cours de l’or, lu depuis dollar australien — Le métal est le même : l’écart entre les deux cotations ne mesure que la distance entre deux monnaies.