Orfèvrerie grecque · Or de haut titre
Faire expertiser et vendre un bijou Ilias Lalaounis
Un or jaune profond, martelé à la main, couvert de minuscules grains soudés un à un : cette maison a rouvert des techniques que l’orfèvrerie avait cessé de pratiquer. Elle travaille aussi des titres plus élevés que les nôtres, ce qui modifie directement le calcul du métal.
Le déroulé
De la présentation à la proposition : le parcours Lalaounis
Tout se déroule au comptoir, sous vos yeux, en une visite. Rien ne vous est demandé avant d’avoir vu ce que vaut la pièce.
Premier regard
L’expert prend votre collier torque Lalaounis en main. Vous restez à côté de lui : rien ne part en arrière-boutique, rien ne se décide hors de votre vue.
L’expert l’examine
Identification du modèle, lecture des poinçons, contrôle du titre du métal, appréciation des pierres et de l’état. Chaque point est commenté au fur et à mesure.
Vous recevez une proposition écrite
Elle vous est remise sur place, motivée, et vous n’êtes tenu à rien. Si vous l’acceptez, le règlement intervient par virement bancaire instantané ou par chèque de banque, avec facture nominative.
Identification
Reconnaître un bijou Ilias Lalaounis
Ilias Lalaounis, né en 1920 et mort en 2013, travaille d’abord dans l’entreprise familiale — la maison Zolotas, celle de la famille de sa mère — avant de fonder son propre nom à Athènes en 1968. Son projet est explicite : reprendre les techniques de l’orfèvrerie antique, le martelage, la granulation, le filigrane, et les appliquer à des bijoux portables aujourd’hui. Il ouvrira en 1993, à Athènes, un musée consacré au bijou, qui témoigne de cette approche documentaire. Reconnaître une de ses pièces, c’est donc reconnaître une technique avant de reconnaître une forme.
Les séries archéologiques
La production est organisée en séries, chacune se rattachant à une civilisation ou à une période : monde minoen et mycénien, Grèce classique et hellénistique, Byzance, Perse achéménide. Une même série décline colliers, bracelets, boucles et bagues autour d’un même vocabulaire ornemental, emprunté à des objets conservés dans les musées. Cette organisation est utile à l’expertise : une pièce isolée se rattache généralement sans difficulté à l’une de ces familles, ce qui aide à la situer dans la chronologie de la maison.
Les torques et bracelets à têtes animales
Le jonc ouvert dont les deux extrémités se terminent par une tête sculptée — lion, bélier, taureau, serpent — reprend un type hellénistique bien documenté. Sur ces pièces, l’intérêt porte sur la qualité du modelé de la tête, sur la finesse des détails de la crinière ou de la corne, et sur la manière dont la tête se raccorde au corps du jonc. Le raccord est aussi le point faible mécanique : c’est là que se produisent les fissures sur les pièces beaucoup portées.
Granulation et filigrane
Les deux techniques qui signent la maison. La granulation consiste à souder à la surface du métal des grains d’or minuscules, sans apport de soudure visible, pour former des semis, des lignes ou des motifs ; le filigrane assemble des fils d’or torsadés en un réseau ajouré. Ces travaux se contrôlent à la loupe : les grains doivent être de diamètre régulier, adhérer chacun individuellement, et ne pas présenter d’auréole de soudure à leur base. Un semis obtenu par moulage donne des grains reliés entre eux à la base : c’est le meilleur critère de distinction.
Les séries inspirées de la nature et des sciences
À côté du répertoire archéologique, la maison a développé des séries prenant appui sur des formes naturelles et scientifiques, structures en hélice, formes cellulaires, motifs empruntés à la biologie et à l’astronomie. Ces pièces se reconnaissent à leur géométrie plus abstraite, tout en conservant le même traitement de surface martelé et la même palette d’or jaune. Elles se rencontrent moins souvent que les séries antiques, et le marché les identifie moins bien : c’est un point à examiner.
Signature, titre grec et lecture du haut carat
La signature figure en capitales latines ou en caractères grecs selon les pièces et les périodes, gravée à l’intérieur d’un anneau, au revers d’un motif ou sur la plaquette d’un fermoir ; on rencontre aussi les initiales portées dans un losange. À côté figure le titre du métal, exprimé en millièmes : 750 pour l’or 18 carats, et des valeurs plus élevées lorsque la pièce est en or de haut titre — l’or 22 carats correspond à environ 916 millièmes, l’or 21 carats à 875 millièmes. Ces titres élevés sont fréquents sur cette maison et rares dans la joaillerie française : un poinçon inhabituel n’est donc pas un signal d’alerte, c’est une caractéristique. Une pièce revendue en France peut porter en outre les marques françaises applicables aux ouvrages importés. Comme toujours, nous mesurons le titre plutôt que de nous fier au marquage.
Évaluation
Un or plus pur, un travail plus long
Les deux composantes de la valeur sont ici plus élevées que la moyenne du silo, et pour des raisons différentes.
La masse d’or fin, et l’effet du titre
Le calcul de la valeur métal retient l’or 18 carats, soit 750 millièmes : sur 45 grammes bruts, 33,75 grammes sont de l’or fin. Il faut toutefois le lire avec une réserve importante : beaucoup de pièces de cette maison sont d’un titre supérieur. Pour une même masse brute, un or à 916 millièmes contient environ un cinquième d’or fin de plus qu’un or à 750 millièmes. L’écart est loin d’être négligeable, et c’est la raison pour laquelle nous mesurons systématiquement le titre avant tout calcul, au lieu de présumer les 18 carats habituels.
Ce que la technique ajoute
Au-dessus du métal se place le travail, et il est ici considérable. Une surface granulée représente des heures de pose et de soudure ; un filigrane demande une précision que peu d’ateliers maîtrisent encore. S’ajoutent l’appartenance de la pièce à une série identifiée, son état — un grain arraché ou un filigrane écrasé ne se réparent pas de manière invisible — et la demande, qui reste soutenue en Grèce et dans les pays de forte tradition aurifère. Nous ne publions pas de fourchette : la qualité d’un travail à la main ne se juge pas à distance.
Deux objets de même poids et de même titre peuvent ne pas valoir la même chose. Ce qui les sépare tient à la main qui les a faits : la précision d’un sertissage, la netteté d’un poinçon, la cohérence d’un montage avec son époque. Ces éléments se constatent sur la pièce, l’un après l’autre, et c’est ce constat qui fonde l’estimation.
Provenance
Documents, provenance et achats de voyage
Une particularité de cette maison mérite d’être signalée : beaucoup de pièces sont arrivées en France dans une valise, achetées lors d’un séjour en Grèce. Les documents qui les accompagnent sont donc souvent des tickets de vente rédigés en grec, parfois anciens et sommaires. Ils gardent toute leur valeur d’indice : ils datent l’achat et nomment fréquemment la série.
Un certificat ou une facture détaillée règlent la question du titre du métal, ce qui est ici plus utile qu’ailleurs, puisque le titre varie d’une pièce à l’autre. À défaut, la mesure y pourvoit, mais l’écrit fait gagner du temps et lève toute discussion.
L’écrin n’entre pas dans l’évaluation. L’absence de tout document ne pose pas de difficulté : la signature, la technique et la mesure du titre suffisent à établir ce que l’on a devant soi. Conservez la facture pour son intérêt fiscal au moment de la cession.
GOLDMARKET
Le déroulé de l’examen en agence
L’examen se tient au comptoir, en votre présence. Il commence par la loupe, car sur ces pièces la technique est le premier indice : nous regardons la base des grains et les jonctions du filigrane, à la recherche des auréoles de soudure et des liaisons de moulage qui trahissent une reproduction.
Nous mesurons ensuite le titre, avant même de peser, et c’est l’ordre inverse de nos autres pages. La raison est simple : tant que l’on ne sait pas si l’on a affaire à 750 ou à 916 millièmes, la pesée ne dit rien d’exploitable. La mesure se fait sans prélèvement, en plusieurs points, sur les surfaces martelées comme sur les parties lisses.
Vient la pesée sur balance homologuée, écran tourné vers vous, puis l’inspection de l’état : grains manquants, filigranes écrasés, fissures au raccord des têtes animales, déformation du jonc. Un or de haut titre est tendre, il se déforme plus facilement qu’un or 18 carats, et cela se constate.
Le calcul vous est remis par écrit, avec le titre retenu clairement indiqué. En cas d’accord, la cession est portée au registre des professionnels de l’occasion sur présentation d’une pièce d’identité en cours de validité, et le règlement s’effectue par un moyen traçable.
Authentification
Imitations du style grec : ce qui les distingue
Le style archéologique grec est produit par de très nombreux ateliers, en Grèce et ailleurs, sans lien avec cette maison. La plupart de ces pièces ne sont pas des contrefaçons : ce sont des bijoux d’inspiration antique, vendus comme tels. Le problème surgit lorsqu’ils sont présentés, de bonne foi ou non, comme des créations signées.
Le contrôle décisif est celui de la granulation. Sur un travail authentique, chaque grain est une sphère indépendante posée sur la surface : la loupe montre un point de contact minuscule et le grain conserve une rotondité parfaite. Sur une pièce moulée, les grains sont venus de fonderie avec le fond : ils sont reliés entre eux par un léger bourrelet à leur base et leur forme est aplatie du côté du moule. La différence est visible dès que l’on sait où regarder.
Le second contrôle est celui du titre. Une imitation est rarement exécutée dans un or de haut carat, car cela reviendrait trop cher : une pièce présentée comme un or 22 carats et mesurée à 585 millièmes se disqualifie d’elle-même. Nous vérifions enfin la signature, sa police et son emplacement. Quand l’ensemble ne concorde pas, nous le disons, et nous évaluons la pièce pour ce qu’elle est réellement : souvent un bel objet, en or véritable, mais anonyme.
Titre du métal
Or 22 carats : ce que le haut titre change au calcul
La joaillerie française travaille presque exclusivement l’or 18 carats, à 750 millièmes. L’orfèvrerie grecque, comme celles du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud, emploie couramment des titres supérieurs, et cela a trois conséquences pratiques.
La première est arithmétique et joue en votre faveur. L’or 22 carats correspond à environ 916 millièmes, l’or 21 carats à 875 millièmes. Pour une même masse brute, un or à 916 millièmes contient à peu près un cinquième d’or fin de plus qu’un or à 750 millièmes. Sur une pièce de belle taille, la différence n’a rien de symbolique, et elle justifie à elle seule de faire mesurer le titre au lieu de supposer les 18 carats habituels.
La deuxième est mécanique et joue en sens inverse. Plus un or est pur, plus il est tendre : un jonc de haut titre se déforme sous une pression modérée, une bague s’ovalise, un fil se plie. Ces pièces arrivent donc souvent marquées, et il faut distinguer la déformation, qui est bénigne, de la fissure, qui ne l’est pas. C’est aussi pourquoi on ne redresse pas soi-même un bijou de haut titre : le métal cède avant de revenir.
La troisième est une question de lecture. Un poinçon indiquant 900 ou 916 surprend l’œil habitué au 750, et il arrive qu’une pièce parfaitement régulière soit prise pour suspecte à cause de cela. C’est l’inverse qu’il faut retenir : sur une pièce grecque, un titre élevé est attendu. Nous le vérifions par la mesure, en plusieurs points, avant de faire le moindre calcul.
Pourquoi GOLDMARKET
Ce que vous êtes en droit d’attendre d’un expert
Une pièce signée se juge en main, par quelqu’un qui en a vu passer. C’est ce que nous vous proposons.
Rien ne se passe en coulisse
Le contrôle se fait au comptoir, sous vos yeux, et chaque conclusion vous est expliquée au moment où elle est prise.
Métier des métaux précieux
Experts en métaux précieux et en pierres, formés à la reconnaissance des grandes maisons et des poinçons de fabricant.
Reçus en agence
Nos agences en France et en Belgique vous reçoivent avec ou sans rendez-vous, dans un espace fermé.
Vous décidez, pas nous
Aucune insistance, aucun délai imposé. Vous pouvez repartir avec la pièce et revenir plus tard.
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Avis clients
Ce que disent nos clients
Les retours de nos clients, collectés et publiés par un tiers indépendant.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur la revente d’un bijou Lalaounis
Quelques réponses courantes, valables dans le principe. Elles ne remplacent ni un avis fiscal ni l’examen de votre pièce.
Qui est GOLDMARKET ?
GOLDMARKET est une maison spécialisée dans l’achat et le rachat d’or et de métaux précieux, présente à travers son réseau d’agences en France et en Belgique. Nous expertisons gratuitement bijoux, pièces et lingots, nous remettons une proposition chiffrée par écrit, et nous publions chaque jour les cotations sur lesquelles reposent nos évaluations.
Mon bijou est marqué 900 ou 916 : est-ce un or valable ?
C’est même un or plus pur que le 18 carats français. 916 millièmes correspond à l’or 22 carats, 875 millièmes à l’or 21 carats. Ces titres sont courants dans l’orfèvrerie grecque et parfaitement légitimes. À masse égale, ils contiennent davantage d’or fin.
Lalaounis et Zolotas sont-elles la même maison ?
Non, ce sont deux maisons distinctes. Ilias Lalaounis a travaillé dans l’entreprise de la famille de sa mère avant de fonder la sienne en 1968. Le lien est biographique, non commercial, et les deux productions s’expertisent séparément.
Mon jonc s’est légèrement déformé. Est-ce grave ?
C’est fréquent sur un or de haut titre, qui est tendre par nature. Une déformation modérée ne remet pas en cause la valeur du métal. En revanche, ne tentez pas de redresser vous-même : la fissure apparaît souvent au raccord et elle coûte beaucoup plus cher que le défaut initial.
Il manque des grains sur la surface de ma bague. Que faire ?
Rien, avant de nous voir. La repose de grains est un travail d’orfèvre spécialisé et le raccord se voit toujours un peu. Selon l’étendue du manque, l’intervention se justifie ou non, et nous vous donnerons notre avis sans y avoir d’intérêt.
La valeur du métal vaut-elle pour une pièce 22 carats ?
Non. Il est calculé sur l’or 18 carats, à 750 millièmes. Une pièce de titre supérieur contient plus d’or fin à masse égale, et le calcul réel sera donc différent. C’est précisément pourquoi nous mesurons le titre avant de peser.
J’ai acheté ce bijou en Grèce sans facture détaillée. Est-ce un obstacle ?
Non. Le cas est très courant et il ne gêne pas l’expertise : la signature, la technique employée et la mesure du titre suffisent. Si vous avez conservé le moindre ticket, apportez-le tout de même, il date l’achat et cela peut servir.
Nos agences
Nos agences, en France et en Belgique
Nous vous recevons dans notre réseau d’agences, en France et en Belgique. L’examen a lieu en votre présence.
Le réseau ne se limite pas à ces adresses. Voyez la carte pour l’agence la plus proche.
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