Or fin114 871 €/kg− 0,43 %3 572,90 €Once114,87 €/gArgent1 551 €/kg− 0,84 %23/10 · 20:23 CESTCours de l'or : Tous les cours01 82 83 62 63

Analyses Marché·16 min de lecture

Chute de l’or du 22 octobre 2026 : −2,53 % en euros, et pourquoi les pièces n’ont pas suivi

Variations de séance calculées entre les clôtures du site des 21 et 22 octobre. En direct : cours de l’or et cours de l’argent.

Sommaire
  1. Repères du jour
  2. Le fait : une séance à sens unique, sans rebond
  3. Le mécanisme : un choc pétrolier qui joue contre l’or, et non pour lui
  4. L’anomalie de la séance : le métal a baissé, les pièces non
  5. Ce que cela change pour un détenteur d’or en France
  6. Les chiffres comparables en euros
  7. Perspectives : trois configurations, aucune probabilité
  8. Limites et contre-arguments
  9. Auteur et méthode
  10. À suivre
Trois lingots de formats différents avec un carnet et une loupe

En bref. L’once d’or au comptant a clôturé le jeudi 22 octobre 2026 à 3 588,61 € (relevé de 22 h 17, cache de cotation du site), en repli de 2,53 % sur la clôture de la veille (3 681,75 €). C’est le plus bas niveau de clôture depuis le 3 août 2026, premier jour de l’historique quotidien du site, et la troisième plus forte baisse de séance de ses 78 variations enregistrées. Le mouvement est allé contre la logique du refuge : les lectures de marché l’attribuent à une flambée du pétrole, non à un apaisement du risque. Ce vendredi 23 octobre à 10 h 18, l’once se stabilise à 3 583,80 € (−0,13 %).

  • Or : 115,38 € le gramme en clôture, contre 118,37 € la veille, soit 2 995 € de valeur métal en moins sur un lingot de 1 kg. L’once reste 10,14 % sous son plus haut de clôture du 25 août (3 993,57 €), mais encore 1,90 % au-dessus de son niveau du 3 août.
  • Argent : 48,65 € l’once (−5,69 %), soit plus du double de la baisse de l’or. Le ratio or/argent passe de 71,4 à 73,8. Sur le mois, à cette clôture, l’argent cède 8,67 % quand l’or perd 2,20 %.
  • Les pièces, elles, n’ont pas bougé. La cotation CPoR du Napoléon 20 francs est restée à 711,80 €, au centime près identique à la veille, alors que l’or fin perdait 2,53 % : sa prime sur la valeur métal est passée de 3,55 % à 6,24 %.

Repères du jour

Cours au comptant (dit « spot ») en euros — clôture du 22 octobre 2026 (22 h 17) et relevé du 23 octobre 2026 à 10 h 18, cache de cotation GOLDMARKET (source GoldAPI). Once troy = 31,1034768 g.
RepèreClôture du 22/10Séance du 22/10Relevé du 23/10, 10 h 18
Or, € par once3 588,61 €−2,53 %3 583,80 € (−0,13 %)
Or, € par gramme115,3765 €−2,53 %115,2217 €
Or 18 carats, € par gramme86,53 €−2,53 %86,42 €
Lingot 1 kg, valeur métal, hors prime115 377 €−2 995 €115 222 €
Napoléon 20 F, valeur métal (5,807 g d’or fin)670,00 €−17,39 €669,09 €
Napoléon 20 F, cotation CPoR711,80 €Inchangée sur la veille ; prime de 6,24 % sur la valeur métal de clôture. Pas de cotation publiée pour le 23 octobre à l’heure de rédaction.
Argent, € par once48,65 €−5,69 %48,14 € (−1,04 %)
Ratio or/argent73,871,4 la veille74,4
Platine, € par once—−2,86 % sur 24 h (cache)1 386,66 € (−0,11 %)
Palladium, € par once—−2,50 % sur 24 h (cache)939,43 € (+0,18 %)
EUR/USD1,1234Cache de cotation du site ; 1,1205 au relevé du 23 octobre. Taux de référence BCE non consulté.
Cours de l’or sur un mois, en euros par once (widget GOLDMARKET, mise à jour automatique). Les chiffres commentés ici sont ceux de la clôture du 22 octobre 2026 et du relevé du 23 octobre à 10 h 18. Ce widget est intégrable gratuitement sur votre site.

Le fait : une séance à sens unique, sans rebond

La séance du 22 octobre n’a pas connu de retournement. Le premier relevé du jour de cotation, le 22 octobre à 0 h 03 heure de Paris, marque le point haut à 118,4832 € le gramme. Le point bas est atteint près de vingt-deux heures plus tard, à 21 h 38, à 115,2673 €. Entre les deux, l’amplitude ressort à 2,71 % et aucun relevé intermédiaire ne revient au-dessus du niveau d’ouverture. Sur 88 relevés dans la journée, la pente est continue : ce n’est pas un décrochage ponctuel suivi d’une digestion, c’est une réévaluation étalée sur toute la session.

Il faut cependant remettre l’ampleur à sa place. Sur les 78 variations de clôture à clôture qu’enregistre l’historique quotidien du site depuis le 3 août 2026, deux séances ont fait pire : le 28 septembre (−3,62 %) et le 28 août (−2,68 %). La baisse du 22 octobre est donc sévère — elle appartient aux 4 % de séances les plus lourdes — mais elle n’est pas un record. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est le niveau atteint : à 3 588,61 €, la clôture est la plus basse depuis le 3 août, soit sur 78 séances.

Sur l’argent, le classement est plus défavorable encore : les −5,69 % du 22 octobre constituent la deuxième plus forte baisse de l’historique, derrière les −5,79 % du 14 octobre. Deux chutes de cette taille en huit séances sur le même métal ne relèvent pas du bruit statistique.

Le mécanisme : un choc pétrolier qui joue contre l’or, et non pour lui

C’est l’élément contre-intuitif de la séance, et le seul qui mérite d’être expliqué. Un choc géopolitique sur une route pétrolière majeure devrait, par réflexe, soutenir l’or. Il l’a fait baisser. Le raisonnement tient en trois maillons, et chacun mérite d’être énoncé séparément.

Premier maillon, le fait brut : le pétrole s’est envolé. Le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé, dans la nuit du 21 au 22 octobre, avoir frappé sept navires dans le détroit d’Ormuz et à sa périphérie. Le Brent est passé d’un règlement proche de 109 dollars le mercredi à environ 112 dollars le jeudi, et cotait 114 dollars le vendredi 23 octobre en matinée. Cette revendication n’est que partiellement confirmée : l’UKMTO, l’organisme britannique de surveillance du trafic maritime, n’a validé que deux incidents, et l’agence Associated Press indique n’avoir pas pu vérifier l’ensemble de l’annonce iranienne. Le contexte, lui, est documenté depuis plusieurs semaines : la montée des attaques dans le détroit et un trafic effondré — l’observatoire PortWatch du Fonds monétaire international relevait quatre transits le 18 octobre, contre une référence d’environ 85 par jour avant la crise.

Deuxième maillon, la transmission : un pétrole plus cher nourrit les anticipations d’inflation. Or l’or ne verse aucun revenu. Sa détention n’a de coût que celui du rendement auquel on renonce : si les marchés se mettent à anticiper une politique monétaire plus restrictive pour contenir une inflation importée par l’énergie, le rendement réel des placements en dollars remonte, et le coût d’opportunité de détenir du métal augmente. Le réflexe de protection et le canal des taux tirent alors dans des directions opposées. Le 22 octobre, le second a gagné.

Troisième maillon, et c’est ce qui donne à la séance son caractère brutal : la Réserve fédérale était muette. Le calendrier de la Fed place son comité de politique monétaire les 27 et 28 octobre, avec une période de silence du 17 au 29 octobre pendant laquelle ses responsables ne s’expriment pas publiquement (calendriers de la Réserve fédérale). Le marché a donc reconstruit seul son scénario de taux, à cinq jours d’une décision, sans qu’aucune voix officielle ne vienne corriger l’excès dans un sens ou dans l’autre. Les mouvements de cette nature sont mécaniquement plus amples en période de silence.

Ces lectures sont attribuées, non démontrées. Le compte rendu de marché d’USAGOLD du 22 octobre relie explicitement le repli des métaux précieux à la poussée du pétrole et au retour des paris sur une hausse des taux. Plusieurs comptes rendus ajoutent que l’argent a souffert davantage parce qu’il dépend aussi de la demande industrielle, donc des perspectives de croissance, et qu’un fil de ventes enclenché en séance peu liquide a amplifié le mouvement. La rédaction n’a pas pu vérifier les textes originaux ni reconstituer les carnets d’ordres : elle rapporte ces lectures sans les reprendre à son compte.

Un dernier chiffre pour ordonner les grandeurs. Converties au taux du cache de cotation du site, les clôtures passent d’environ 4 129 dollars l’once le 21 octobre à environ 4 031 dollars le 22, soit un recul de l’ordre de 2,36 % en dollars contre 2,53 % en euros. La baisse a donc été légèrement plus douce pour un détenteur en dollars que pour un détenteur en euros, l’euro s’étant apprécié de 1,1215 à 1,1234 dollar dans l’intervalle. L’écart est mince — 0,17 point — mais il va à l’encontre de l’idée répandue selon laquelle le change amortit toujours les secousses pour l’épargnant européen. Ce calcul est indicatif : il repose sur le taux du cache du site, non sur le taux de référence de la BCE, et les comptes rendus de marché cités situent plutôt l’once entre 4 050 et 4 085 dollars, selon l’heure de relevé.

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L’anomalie de la séance : le métal a baissé, les pièces non

C’est l’observation la plus utile pour un détenteur français, et elle ne se lit nulle part ailleurs que dans les cotations. Le 22 octobre, pendant que l’or fin cédait 2,53 %, les cotations CPoR des pièces et lingots d’investissement sont restées pratiquement immobiles.

Cotations CPoR relevées par le moteur de cotation du site (relevés quotidiens de 14 h 45) et primes calculées sur la valeur métal de la clôture du jour. La prime est l’écart entre la cotation de la pièce et la valeur de l’or fin qu’elle contient.
ProduitCotation 21/10Cotation 22/10VariationPrime au 21/10Prime au 22/10
Napoléon 20 F (5,807 g)711,80 €711,80 €0,00 %+3,55 %+6,24 %
20 francs suisse (5,807 g)700,00 €711,90 €+1,70 %+1,84 %+6,26 %
Krugerrand (1 once)3 867,75 €3 867,75 €0,00 %+5,05 %+7,78 %
Lingotin 1 once3 849,00 €3 799,00 €−1,30 %+4,54 %+5,86 %
Souverain (7,3224 g)865,10 €865,10 €0,00 %−0,19 %+2,40 %
50 pesos (37,5 g)4 430,00 €4 429,75 €−0,01 %−0,20 %+2,38 %
Lingot 1 kg115 400 €115 300 €−0,09 %−2,51 %−0,07 %
Or fin, pour mémoire118,3710 €/g115,3765 €/g−2,53 %——

Trois des sept produits suivis n’ont pas varié d’un centime, et un quatrième de vingt-cinq centimes. Le lingot de 1 kg a reculé de 0,09 %, soit près de trente fois moins que le métal qu’il contient. La baisse a donc été absorbée presque intégralement par l’élargissement des primes : celle du Napoléon passe de 3,55 % à 6,24 %, celle du Krugerrand de 5,05 % à 7,78 %, et le lingot de 1 kg sort d’une décote de 2,51 % pour revenir à l’équilibre.

Une part de cet élargissement est un artefact de calendrier, et il faut le dire. La cotation CPoR est arrêtée une fois par jour ouvré, vers 14 h 45, à un moment où l’or valait encore 117,0816 € le gramme ; la clôture, à 22 h 17, est descendue à 115,3765 €. Mesurée contre le niveau de référence propre à la cotation, la prime du Napoléon ne passe « que » de 3,72 % à 4,69 %. L’élargissement est donc réel, mais environ deux fois plus modeste que la lecture brute ne le suggère. Reste le fait central, qui ne dépend d’aucune convention d’horaire : la cotation de la pièce, elle, n’a pas bougé.

Ce comportement n’est pas une curiosité. Il traduit la différence de nature entre un cours au comptant interbancaire, qui se réévalue en continu et sans friction, et le prix d’un objet physique, qui dépend de la disponibilité des pièces, des délais d’approvisionnement et de la demande qui leur est propre. Quand le métal décroche vite, l’offre physique ne suit pas instantanément : les primes font tampon. Ce mécanisme est détaillé dans notre guide sur l’écart entre le cours et le prix de rachat.

Ce que cela change pour un détenteur d’or en France

Pour qui détient du métal, la perte de valeur est réelle mais partielle. Un lingot de 1 kg passe de 118 371 € à 115 377 € de valeur métal en une séance, hors prime : 2 995 € de moins. Un gramme de bijou en 18 carats vaut 86,53 € contre 88,78 € la veille. Un Napoléon 20 francs contient 670,00 € d’or fin, contre 687,39 € la veille.

Mais pour qui envisage de vendre, le chiffre pertinent n’est pas la valeur métal : c’est le prix effectivement proposé. Et c’est précisément ce que la séance illustre. Une pièce dont la cotation n’a pas varié ne se négocie pas 2,53 % moins cher parce que le cours spot a reculé. Les détenteurs de pièces d’investissement ont, sur cette séance, été nettement mieux protégés que les détenteurs de métal brut ou de bijoux, dont la valeur suit le cours de près. C’est un argument en faveur de la diversification des formes de détention, pas un conseil d’achat.

Deux réflexes utiles. D’abord, ne pas se décider sur un chiffre de titre : le prix d’une reprise se lit sur la page rachat d’or, celui des produits boursables sur la page prix des produits boursables, et le prix au gramme des bijoux sur la page prix d’achat au gramme. Ensuite, si une estimation est en cours, la différence entre un métal à 118,37 € et un métal à 115,38 € le gramme se chiffre : sur 100 grammes de bijoux en 18 carats, l’écart de valeur métal atteint 225 €. Une estimation gratuite horodatée vaut mieux qu’une évaluation de mémoire.

Les chiffres comparables en euros

Or au comptant en euros par once, clôtures relevées par le site GOLDMARKET (source GoldAPI), et relevé du 23 octobre 2026 à 10 h 18.
DateOnce en €Écart avec la clôture du 22/10Repère
3 août 20263 521,62 €+1,90 %Début de l’historique du site
25 août 20263 993,57 €−10,14 %Plus haut de clôture de l’historique
30 septembre 20263 669,27 €−2,20 %Fin septembre
9 octobre 20263 745,21 €−4,18 %Plus haut d’octobre
15 octobre 20263 719,85 €−3,53 %Sept jours avant
21 octobre 20263 681,75 €−2,53 %Clôture de la veille
22 octobre 20263 588,61 €—Clôture analysée, plus bas depuis le 3 août
23 octobre 2026, 10 h 183 583,80 €−0,13 %Relevé du jour

Replacée dans le mois, la clôture du 22 octobre se situe 2,94 % sous la moyenne des vingt-deux clôtures d’octobre (3 697,33 €) et 4,18 % sous le plus haut du mois (3 745,21 € le 9 octobre). Sur l’argent, le repli est d’une autre ampleur : à 1,5641 € le gramme, le métal blanc perd 8,67 % depuis la clôture du 30 septembre et 18,26 % depuis son plus haut de l’historique du site (1,9134 € le 27 août).

Perspectives : trois configurations, aucune probabilité

La suite dépend de deux variables qui ne sont pas encore connues : la trajectoire du pétrole et ce que dira la Réserve fédérale le 28 octobre. Les configurations ci-dessous servent à confronter une hypothèse aux faits à venir. Elles ne sont assorties d’aucune probabilité et ne constituent pas une prévision.

Configurations à examiner après la réunion du comité de politique monétaire des 27 et 28 octobre 2026.
ConfigurationTransmission possible vers l’orCe qui peut contredire cette lecture
Le pétrole reflue et la Fed ne durcit pas son discoursLes anticipations d’inflation importée se dégonflent, le canal des taux cesse de peser : le motif même de la baisse du 22 octobre disparaît.Un reflux du pétrole signifie aussi une détente géopolitique, donc moins de demande de protection. Les deux effets peuvent s’annuler.
Le pétrole reste élevé et la Fed valide un biais restrictifDes rendements réels plus élevés prolongeraient la pression sur un actif qui ne verse aucun revenu. L’argent, exposé à la demande industrielle, resterait le plus vulnérable.Une inflation durablement importée est historiquement un argument pour détenir du métal. La demande de couverture peut reprendre le dessus, surtout si la croissance décroche.
Escalade dans le détroit d’Ormuz avec rupture d’approvisionnementLe canal du refuge pourrait redevenir dominant et l’emporter sur celui des taux, comme c’est le cas dans la plupart des crises de ce type.Une recherche urgente de liquidités conduit à vendre ce qui se vend facilement, l’or compris. Les premières heures d’un choc sont souvent les moins lisibles.

Ce qu’il faut surveiller est donc précis et daté : le Brent, le prochain point d’étape de la Fed le 28 octobre à 14 h heure de Washington (20 h à Paris), suivi de la conférence de presse à 14 h 30 — une réunion qui, selon le calendrier officiel, ne comporte pas de projections économiques actualisées — et la tenue ou non des cotations de pièces. Si les primes se maintiennent alors que le métal se stabilise, le marché physique français aura encaissé le choc. Si elles se referment, la baisse aura simplement mis quelques jours à se transmettre au prix des pièces.

Limites et contre-arguments

Le cours cité est un cours au comptant interbancaire converti en euros par le fournisseur de données du site ; ce n’est ni un fixing LBMA, qui n’a pas été consulté, ni un prix payé en agence. Les clôtures du site sont des relevés de 22 h 17, heure de Paris, et non des clôtures officielles de marché. La décomposition euro/dollar est un ordre de grandeur reposant sur le taux du cache du site, non sur le taux de référence de la BCE ; elle diverge d’ailleurs des niveaux cités par les comptes rendus de marché, ce qui invite à ne pas sur-interpréter l’écart de 0,17 point. Les cotations CPoR proviennent du moteur de cotation du site et n’ont pas été recoupées sur le site de l’établissement ; elles sont arrêtées une fois par jour, ce qui crée le décalage d’horaire décrit plus haut. La revendication iranienne sur sept navires n’est confirmée que pour deux d’entre eux. Enfin, et surtout : une séance de −2,53 % ne dit rien de la direction des suivantes. L’historique du site compte 78 variations de clôture à clôture, dont deux plus fortes baisses que celle-ci, suivies d’évolutions opposées : rebond partiel de 1,54 % dès le lendemain du 28 septembre, poursuite de la baisse après le 28 août. Deux précédents ne font pas une règle.

Auteur et méthode

Article signé Rafik Makhlouf, publié le 23 octobre 2026. Données vérifiées le 23 octobre 2026 à 10 h 18, heure de Paris. Cours au comptant : cache de cotation du site, source GoldAPI ; clôtures quotidiennes du 3 août au 22 octobre 2026 (relevés de 22 h 17) et 88 relevés intra-séance du jour de cotation du 22 octobre, du 22 octobre à 0 h 03 à 23 h 14. Cotations CPoR : moteur de cotation du site, relevés quotidiens de 14 h 45 des 20, 21 et 22 octobre 2026 ; aucune cotation du 23 octobre n’était publiée à l’heure de rédaction. Calculs : €/once = €/g × 31,1034768 ; lingot 1 kg = €/g × 1 000 ; Napoléon 20 F et 20 francs suisse = €/g × 5,807 ; souverain = €/g × 7,3224 ; 50 pesos = €/g × 37,5 ; 18 carats = €/g × 0,75 ; prime = cotation ÷ valeur métal − 1 ; variation de séance = clôture ÷ clôture de la veille − 1 ; ratio or/argent = once d’or en € ÷ once d’argent en € ; moyenne d’octobre = moyenne arithmétique des vingt-deux clôtures du 1er au 22 octobre ; arrondis au centime et au centième de point. Conversion en dollars : taux du cache de cotation du site (1,1215 le 21 octobre, 1,1234 le 22, 1,1205 le 23), conversion indicative. Calendrier de la Réserve fédérale : calendriers publiés par la Federal Reserve Bank of Chicago, consultés le 23 octobre 2026 (réunion des 27 et 28 octobre, période de silence du 17 au 29 octobre). Pétrole et détroit d’Ormuz : revendication du Corps des gardiens de la révolution islamique du 22 octobre, confirmation partielle de l’UKMTO, réserve exprimée par Associated Press ; contexte et trafic maritime d’après Al Jazeera et l’observatoire PortWatch du Fonds monétaire international. Lectures de marché : compte rendu quotidien d’USAGOLD du 22 octobre 2026, cité comme lecture attribuée et non comme preuve. Limites : voir la section dédiée.

Information générale, sans conseil fiscal ni recommandation d’investissement personnalisée. L’or comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

À suivre

Mardi 27 et mercredi 28 octobre : réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, décision le 28 à 20 h, heure de Paris, et conférence de presse à 20 h 30. D’ici là, les cotations de pièces du 23 octobre, publiées en début d’après-midi, diront si les primes tiennent. Pour suivre le métal au jour le jour : cours de l’or, cours de l’argent et alerte de franchissement de seuil.

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Questions sur cet article

Pourquoi l’or a-t-il baissé alors qu’il y a une crise géopolitique ?

Parce que deux mécanismes s’opposent. La crise soutient la demande de protection, mais la flambée du pétrole qu’elle provoque nourrit les anticipations d’inflation, donc l’attente d’une politique monétaire plus restrictive et de rendements réels plus élevés. L’or ne versant aucun revenu, cette seconde logique le pénalise. Le 22 octobre, elle a dominé. Ce n’est pas le cas général : dans la plupart des crises d’approvisionnement, c’est le réflexe de refuge qui l’emporte.

Le prix de mon Napoléon a-t-il baissé de 2,53 % lui aussi ?

Non. La cotation CPoR du Napoléon 20 francs du 22 octobre est restée à 711,80 €, identique à celle du 21 octobre, alors que l’or fin perdait 2,53 %. Sa prime sur la valeur métal est passée de 3,55 % à 6,24 %. Le prix d’une pièce dépend de l’offre et de la demande qui lui sont propres, pas seulement du cours du métal.

Est-ce la plus forte chute de l’or de l’année ?

Non. Sur les 78 variations de clôture à clôture enregistrées par le site depuis le 3 août 2026, deux séances ont reculé davantage : le 28 septembre (−3,62 %) et le 28 août (−2,68 %). En revanche, à 3 588,61 €, la clôture du 22 octobre est la plus basse depuis le 3 août.

Où suivre le cours de l’or en euros en direct ?

La page cours de l’or en direct affiche le cours au comptant en euros par gramme et par once, mis à jour automatiquement. Il est également possible de définir une alerte déclenchée au franchissement d’un seuil.

Rafik Makhlouf

Rédigé par

Rafik Makhlouf

1005 articles publiés · Président-Directeur Général

Rafik Makhlouf dirige GOLDMARKET, maison familiale et indépendante spécialisée dans les métaux précieux, dont le siège est établi Avenue des Champs-Élysées. À la tête d'une maison dont le métier consiste à préserver, valoriser et transmettre la valeur de l'or dans le temps, il analyse ce que les mouvements du métal révèlent des équilibres économiques et géopolitiques mondiaux.

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