Vous vous demandez comment créer des bijoux en or aux formes les plus audacieuses et aux détails les plus fins ? La technique de la cire perdue est votre alliée. C’est une méthode ancestrale qui a traversé les âges, et elle reste aujourd’hui l’une des plus efficaces pour donner vie à des créations joaillières complexes. Que vous soyez un artisan débutant ou un passionné de bijoux, comprendre ce processus vous ouvrira les portes d’un monde de possibilités créatives.
Les points essentiels à retenir
- La fabrication d’un bijou en or commence par la création d’un modèle en cire, qui peut être sculpté à la main ou imprimé en 3D.
- Plusieurs modèles en cire sont assemblés sur un arbre de coulée pour permettre la production de plusieurs pièces en une seule fois.
- L’arbre en cire est ensuite enrobé dans un matériau réfractaire pour créer un moule, puis chauffé pour faire fondre et évacuer la cire, laissant une empreinte parfaite.
- L’or en fusion est versé dans le moule chaud, puis laissé refroidir avant que le moule ne soit brisé pour révéler la pièce brute.
- La pièce brute subit ensuite des étapes de finition comme le dégrappage, le polissage et le nettoyage pour obtenir le bijou en or final.
La transformation de l’or brut en bijou
Comprendre le moulage de bijoux en or
Alors, tu veux savoir comment on passe de l’or brut, tout juste sorti de terre (ou presque), à ce joli pendentif ou cette bague qui brille ? C’est tout un art, et ça commence par le moulage. En gros, le moulage, c’est l’idée de donner forme à l’or quand il est encore liquide. Tu imagines une pièce, tu la crées d’abord en cire, et cette petite sculpture en cire va servir de modèle pour faire un moule. C’est dans ce moule que l’or fondu va être versé. Une fois que ça refroidit, hop, on casse le moule et on découvre ta création. C’est un processus qui demande une précision folle, parce que le moindre défaut sur ton modèle en cire, tu le retrouveras sur le bijou final. C’est un peu comme faire un gâteau : si le moule n’est pas parfait, le gâteau ne le sera pas non plus.
L’importance historique de la cire perdue
Cette technique de la "cire perdue", elle n’est pas nouvelle du tout. Les Égyptiens s’en servaient déjà il y a des millénaires ! Le principe est assez simple, comme je te disais : tu sculptes ton bijou dans de la cire. Ensuite, tu mets cette pièce en cire dans un moule, souvent en plâtre. Quand tu chauffes le tout, la cire fond et s’échappe, laissant un espace vide parfait pour accueillir l’or en fusion. C’est pour ça qu’on l’appelle "cire perdue" : la cire disparaît, mais elle a créé le négatif idéal pour ton bijou. C’est génial parce que ça permet de faire des formes super fines et complexes, ce qui est parfait pour la joaillerie.
Les étapes essentielles de la création d’un bijou en or
La fabrication d’un bijou en or, c’est un peu un parcours. Voici les grandes étapes que tu vas suivre pour transformer cette matière brute en quelque chose de beau :
- La création du modèle : Souvent, on commence par sculpter le bijou dans de la cire. C’est là que tu donnes vie à ton idée.
- La préparation pour la coulée : On assemble plusieurs modèles en cire sur une tige pour former un "arbre de coulée". Ça permet de couler plusieurs pièces en même temps et de guider le métal liquide.
- La création du moule : L’arbre en cire est enrobé de plâtre réfractaire. Une fois sec, on chauffe le tout pour faire fondre et évacuer la cire, laissant l’empreinte du bijou dans le moule.
- La coulée de l’or : L’or est fondu à très haute température, puis versé dans le moule vide.
- Le refroidissement et la finition : Après que l’or a refroidi et solidifié, on sort la pièce du moule. Il faut ensuite la nettoyer, la limer, la polir pour lui donner tout son éclat. C’est là que le bijou prend vraiment vie.
Le succès de la transformation de l’or brut en bijou repose sur une combinaison de savoir-faire ancestral et de précision technique. Chaque étape, de la sculpture de la cire à la finition finale, est déterminante pour obtenir une pièce de qualité.
Les techniques de fabrication des bijoux en or
Pour transformer une idée en un bijou en or, il faut passer par plusieurs étapes techniques bien précises. C’est un mélange d’artisanat et de savoir-faire qui permet d’obtenir des pièces uniques et magnifiques. On utilise souvent des méthodes traditionnelles, mais avec une touche de modernité pour arriver à des résultats vraiment impressionnants.
La création du modèle en cire
Tout commence par la création d’un modèle. Traditionnellement, on utilise de la cire spéciale pour bijouterie. Tu peux sculpter ce modèle à la main, en y ajoutant tous les détails que tu souhaites. C’est là que ta créativité prend forme. Pour des designs plus complexes ou pour une production en série, on peut aussi utiliser des logiciels de conception 3D et des imprimantes 3D pour créer ce modèle en cire. Ça permet d’obtenir une précision incroyable.
- Sculpture manuelle : Idéale pour des pièces uniques et artistiques.
- Impression 3D : Parfaite pour des formes complexes et des répétitions.
- Affinage du modèle : Chaque détail compte pour le résultat final.
Le modèle en cire est le négatif de ton futur bijou. Sa précision est donc primordiale pour obtenir un résultat impeccable.
L’assemblage sur l’arbre de coulée
Une fois que tu as tes modèles en cire, il faut les préparer pour la coulée. On ne coule généralement pas un seul bijou à la fois, car ce serait peu rentable. Alors, on assemble plusieurs modèles en cire sur une tige centrale. Imagine un peu une brochette de cire. C’est ce qu’on appelle un "arbre de coulée". On ajoute des petites tiges, appelées carottes, à chaque modèle, puis on relie tout ça. Cet arbre est super important car il va permettre à la cire de s’écouler quand on va chauffer le moule, et plus tard, il servira de canal pour que l’or fondu atteigne toutes les parties du moule. La façon dont on dispose les pièces sur l’arbre est aussi étudiée pour que la coulée se passe au mieux.
L’évacuation de la cire et la création du moule
Maintenant que ton arbre de cire est prêt, il faut créer le moule. On plonge cet arbre dans un mélange spécial, souvent à base de plâtre réfractaire. Ce mélange va enrober chaque petit détail de tes modèles en cire. Une fois que ce plâtre a bien durci, on passe à l’étape clé : on chauffe le tout dans un four. La chaleur va faire fondre la cire, qui va s’écouler et laisser derrière elle une empreinte parfaite de tes bijoux dans le moule en plâtre. C’est pour ça qu’on appelle ça la "cire perdue" : la cire disparaît, mais elle a créé le moule idéal pour l’or. C’est une étape qui demande beaucoup de soin pour ne pas abîmer le moule fragile.
- Enrobage dans le plâtre réfractaire.
- Chauffage pour faire fondre la cire.
- Obtention d’un moule creux prêt à recevoir l’or.
Le processus de coulée et de finition
La fusion de l’or et la coulée dans le moule
Une fois que votre modèle en cire a été transformé en moule réfractaire, l’étape suivante consiste à faire fondre l’or. On utilise généralement des fours à induction pour atteindre rapidement les températures nécessaires, qui sont assez élevées pour faire fondre l’or, surtout s’il s’agit d’un alliage. L’or fondu doit être à la bonne température ; trop chaud, il peut endommager le moule, trop froid, il ne coulera pas correctement. C’est là que l’expérience du bijoutier compte beaucoup.
Ensuite, vient la coulée elle-même. Il existe plusieurs méthodes pour verser l’or liquide dans le moule. La méthode la plus courante dans la bijouterie artisanale est la coulée centrifuge. Le moule est placé sur un bras rotatif, et lorsque le métal en fusion est versé, la force centrifuge le pousse dans tous les recoins du moule. C’est assez efficace pour les petites pièces complexes. Une autre technique est la coulée sous vide, qui utilise la dépression pour aspirer le métal dans le moule, ce qui aide à obtenir un remplissage plus complet et à minimiser les bulles d’air.
La précision de la température et de la pression lors de la coulée est absolument essentielle pour obtenir un bijou sans défaut.
Le refroidissement et la solidification du métal
Après la coulée, le moule rempli d’or doit refroidir. C’est une phase critique. Si le refroidissement est trop rapide, le métal peut se contracter de manière inégale, créant des tensions internes ou même des fissures. Si c’est trop lent, la structure du grain du métal peut être moins fine, affectant la solidité et l’aspect final. Le bijoutier doit donc contrôler ce processus, souvent en laissant le moule refroidir naturellement dans un endroit à température ambiante contrôlée.
Une fois que le métal est complètement solidifié, le moule, qui est généralement fait de plâtre ou d’un matériau similaire, est retiré. On parle souvent de "dépâtrage". Cela peut se faire en cassant le moule, parfois aidé par un choc thermique rapide (comme un jet d’eau froide sur le moule chaud, provoquant une sorte d’"explosion" du plâtre, d’où le terme "plâtre explosif"). Le bijou brut en or apparaît alors, encore couvert de résidus du moule.
Les étapes de finition post-coulée
Le bijou brut sortant du moule est loin d’être terminé. Il faut d’abord nettoyer méticuleusement toute la poudre de coulée qui adhère à la pièce. Cela se fait souvent avec des brosses, des jets d’eau sous pression, et parfois des bains dans des solutions acides douces pour dissoudre les résidus tenaces. Après ce nettoyage, le bijou est rincé et séché.
Ensuite, commence le travail de finition proprement dit. Les parties rugueuses sont lissées avec des limes et des abrasifs. Les éventuelles imperfections ou bulles de surface sont corrigées. Vient ensuite le polissage, une étape qui donne au métal son éclat caractéristique. On utilise différentes pâtes à polir et des outils rotatifs pour obtenir une surface lisse et brillante. Si le bijou doit comporter des pierres, c’est souvent à ce stade qu’elles sont serties. Enfin, le bijou est nettoyé une dernière fois pour enlever toute trace de graisse ou de poussière de polissage, prêt à être admiré.
Les spécificités de l’or en bijouterie
Pourquoi utiliser de la cire pour le moulage ?
Tu te demandes peut-être pourquoi on utilise de la cire pour fabriquer des bijoux en or. C’est une excellente question ! L’or pur, celui qu’on appelle 24 carats, est super beau, mais il est aussi incroyablement mou. Imagine un peu : tu pourrais le plier ou le rayer avec une simple pression du doigt. Pas idéal pour un bijou qui doit durer, n’est-ce pas ? C’est là que la cire entre en jeu. Elle te permet de sculpter avec une précision folle le design exact de ton bijou. Une fois que ton modèle en cire est parfait, on le transforme en moule. C’est ce moule qui va accueillir l’or fondu. La cire est ensuite évacuée, d’où le nom de "cire perdue". C’est une méthode qui existe depuis des millénaires, utilisée par les Égyptiens, et elle est toujours aussi efficace pour créer des pièces avec des détails fins et des formes complexes.
Les alliages d’or pour la bijouterie
Comme on l’a dit, l’or pur est trop mou pour la plupart des bijoux. Pour le rendre plus résistant et lui donner différentes couleurs, on le mélange avec d’autres métaux. C’est ce qu’on appelle un alliage. Ces mélanges ne sont pas faits au hasard, il y a des proportions précises pour obtenir les caractéristiques désirées.
Voici quelques exemples d’alliages courants :
- Or jaune : Souvent un mélange d’or pur, d’argent et de cuivre. La proportion de cuivre et d’argent détermine la nuance exacte de jaune.
- Or rose : On y trouve de l’or pur, du cuivre et parfois un peu d’argent. C’est le cuivre qui donne cette belle teinte rosée.
- Or blanc : Il est obtenu en alliant l’or pur avec des métaux blancs comme le palladium, le nickel ou le zinc. Souvent, il est ensuite recouvert d’une fine couche de rhodium pour un éclat plus intense et une meilleure résistance.
Ces alliages ne servent pas qu’à la couleur, ils améliorent aussi la dureté et la durabilité du bijou. C’est un peu comme ajuster la recette pour obtenir le plat parfait !
Les normes de pureté et les alliages
Quand tu achètes un bijou en or, tu vois souvent des mentions comme 18 carats, 14 carats, etc. Ces chiffres te donnent une idée de la pureté de l’or dans le bijou. Plus le nombre de carats est élevé, plus il y a d’or pur.
- 24 carats (24K) : C’est de l’or pur à 99,9 %. Très mou, rarement utilisé seul en bijouterie.
- 22 carats (22K) : Environ 91,6 % d’or pur. Encore assez malléable.
- 18 carats (18K) : 75 % d’or pur. C’est un standard très courant en joaillerie, offrant un bon équilibre entre la richesse de l’or et la résistance de l’alliage.
- 14 carats (14K) : Environ 58,3 % d’or pur. Plus résistant, souvent utilisé pour des bijoux de tous les jours ou des pièces avec des pierres.
- 10 carats (10K) : Environ 41,7 % d’or pur. Moins cher, plus durable, mais avec une couleur d’or moins prononcée.
Il est important de savoir que la pureté de l’or est réglementée. Dans de nombreux pays, les bijoux vendus comme étant en or doivent respecter des normes précises. Ces normes garantissent que ce que tu achètes correspond bien à ce qui est annoncé, que ce soit en termes de carats ou de type d’alliage. C’est une sécurité pour toi en tant qu’acheteur.
La production de bijoux en or à grande échelle
Quand on parle de production de bijoux en or à grande échelle, on ne parle plus de l’atelier d’un artisan unique, mais plutôt des usines et des grandes maisons de joaillerie. C’est là que les choses s’accélèrent et que les techniques évoluent pour répondre à une demande plus large. Tu te demandes peut-être comment ils font pour produire autant de pièces, et si c’est toujours aussi artisanal.
La création de moules en silicone pour la répétition
Pour produire en série, il faut pouvoir reproduire un modèle à l’infini, ou presque. C’est là que les moules en silicone entrent en jeu. Une fois que tu as ton bijou parfait, souvent créé via la méthode de la cire perdue comme on l’a vu, tu peux en faire un moule en silicone. Ce moule, c’est comme une empreinte négative de ton bijou. L’avantage, c’est que tu peux ensuite utiliser ce moule en silicone pour créer de nouveaux modèles en cire, encore et encore. Ça permet de produire plusieurs bijoux en or identiques, ce qui est super pratique si tu veux lancer une petite collection ou si tu es une marque qui a besoin de beaucoup de pièces du même design.
L’utilisation de la cire perdue par les grandes marques
Les grandes maisons de joaillerie, celles dont tu vois les vitrines dans les rues les plus chics, elles utilisent aussi la cire perdue. Mais attention, elles ne s’arrêtent pas là. Elles combinent souvent cette technique ancestrale avec des outils modernes, comme l’impression 3D. L’impression 3D leur permet de créer des prototypes d’une précision incroyable, avec des détails vraiment fins, ou des formes très audacieuses. Ensuite, ces prototypes servent de base pour la cire perdue. C’est un peu le mariage parfait entre le savoir-faire traditionnel et les technologies d’aujourd’hui. Ça leur permet de proposer des collections toujours plus innovantes, tout en gardant cette image d’excellence et de qualité qui fait leur réputation.
Les implications sur le coût de production
Quand on passe à une production à grande échelle, le coût de chaque bijou change, forcément. L’utilisation de moules en silicone et de techniques comme l’impression 3D permet de réduire le temps passé sur chaque pièce individuelle. Moins de temps passé, ça veut dire moins de main-d’œuvre, et donc un coût de production qui diminue. C’est ce qui rend possible la vente de bijoux en or à des prix plus accessibles pour un plus grand nombre de personnes. Bien sûr, il y a un investissement initial important en machines et en technologie, mais sur le long terme, ça devient plus rentable. Ça permet aussi aux marques de proposer une plus grande variété de designs sans que le prix ne s’envole trop. C’est un équilibre à trouver entre la qualité artisanale et l’efficacité industrielle.
La production de bijoux en or à grande échelle repose sur la capacité à reproduire fidèlement des modèles complexes. L’innovation technologique, comme l’impression 3D et les moules en silicone, permet d’optimiser les processus traditionnels de la cire perdue, rendant la production plus rapide et plus économique tout en maintenant un haut niveau de détail et de qualité.
L’histoire et l’évolution des lingots d’or
L’origine des lingots d’or
Tu sais, l’or, ça fascine l’humanité depuis des millénaires. On en trouve des traces dès la Préhistoire, utilisé d’abord pour parer les puissants et dans les rituels. Mais c’est vraiment vers le VIIIe siècle avant J.-C., avec les rois lydiens, que l’or a commencé à être frappé sous forme de monnaie. Les premiers lingots, eux, remontent à l’époque romaine. L’historien Tacite en parlait déjà, évoquant des dépôts d’or massifs. Plus tard, sous Néron, on a commencé à le fondre et à le mouler pour que ce soit plus facile à transporter et à stocker. C’est un peu le début de ce que tu connais aujourd’hui comme les lingots d’or.
L’évolution des lingots à travers les âges
Au fil des siècles, les lingots ont pas mal évolué. Au Moyen Âge, ils servaient surtout à conserver les richesses des grandes familles et des institutions financières. Les banques centrales ont commencé à en accumuler sérieusement à partir du XVIIIe siècle, notamment la Banque d’Angleterre. C’était déjà un symbole de puissance économique. Aujourd’hui, même si les banques centrales préfèrent les grosses barres de 400 onces (environ 12,5 kg), les formats plus petits comme le 250g ou le 50g sont devenus super pratiques pour les investisseurs particuliers. Ils permettent de diversifier son patrimoine plus facilement.
- Antiquité : Premières pièces en électrum (un mélange naturel d’or et d’argent).
- Rome et Moyen Âge : Stockage de lingots massifs par les empereurs et les rois.
- Renaissance et époque moderne : Accumulation par les banques centrales.
- Aujourd’hui : Diversité des formats pour les investisseurs, avec des normes de pureté très strictes.
Les lingots d’aujourd’hui sont le fruit d’avancées technologiques qui garantissent une pureté et une qualité qu’on ne voyait pas avant. C’est un mélange d’histoire et de modernité.
Les standards modernes de pureté et de fabrication
Ce qui est fou, c’est à quel point les standards ont évolué. Autrefois, les lingots français pouvaient être un peu irréguliers et moins purs. Maintenant, pour être reconnus sur le marché, les lingots doivent répondre aux critères "Good Delivery" définis par la LBMA (London Bullion Market Association). C’est un organisme basé à Londres qui fixe les plus hauts standards de raffinage. Ça veut dire que tu peux être sûr de la qualité. Les lingots modernes atteignent une pureté de 999,9‰, soit 24 carats. Pour la fabrication, il y a deux méthodes principales :
- L’estampage : On découpe des plaques d’or pur et on les compresse sous haute pression pour avoir des lingots bien nets.
- Le moulage : L’or fondu est coulé dans des moules, puis refroidi. Ça donne un aspect un peu plus brut, mais c’est tout aussi qualitatif.
Chaque lingot est ensuite marqué d’un numéro unique, certifié, et souvent scellé dans un emballage protecteur. C’est cette rigueur qui fait la valeur et la confiance qu’on accorde aux lingots aujourd’hui.
Les caractéristiques et la fabrication des lingots d’or
Méthodes de production : estampage et moulage
Quand on parle de lingots d’or, il faut savoir qu’il existe principalement deux façons de les fabriquer. D’abord, il y a l’estampage. C’est un peu comme si on découpait une grande plaque d’or pur en petits morceaux, puis qu’on les pressait très fort pour leur donner une forme bien nette et une finition lisse. C’est une méthode qui demande de la précision pour que tout soit bien régulier. Ensuite, il y a le moulage. Là, on fait fondre l’or, on le verse dans des moules spéciaux, et on le laisse refroidir. Ça donne souvent un aspect un peu plus brut, plus artisanal, mais la qualité est là aussi.
Autrefois, les lingots français n’étaient pas toujours parfaits, on voyait les traces du moule, et leur pureté n’était pas toujours au top. Mais aujourd’hui, c’est différent. Grâce aux nouvelles technologies, les lingots sont beaucoup plus purs, souvent à 999,9 millièmes d’or. C’est vraiment impressionnant.
Les critères de qualité et de certification (LBMA)
Pour être sûr qu’un lingot d’or est de bonne qualité et qu’il sera accepté partout dans le monde, il y a des règles à suivre. La plus importante, c’est la norme "Good Delivery" fixée par la LBMA, la London Bullion Market Association. C’est un peu comme un label de qualité international. Pour qu’un lingot soit reconnu par la LBMA, il doit répondre à des critères très stricts concernant sa pureté, son poids, et même la façon dont il est fabriqué. Les fonderies qui produisent ces lingots doivent être approuvées par la LBMA. C’est ce qui garantit que ton lingot est fiable et qu’il a une vraie valeur sur le marché mondial. Sans cette certification, un lingot peut avoir du mal à être vendu ou échangé facilement.
Les informations clés d’un lingot : poids, pureté, numéro
Quand tu regardes un lingot d’or, tu verras plusieurs informations importantes gravées dessus. D’abord, il y a le poids, bien sûr, qui peut varier (1 gramme, 10 grammes, 50 grammes, 250 grammes, 1 kilo, etc.). Ensuite, il y a la pureté, souvent indiquée en millièmes (par exemple, 999,9‰, ce qui signifie qu’il y a 999,9 parts d’or pur sur 1000). Il y a aussi un numéro unique, un peu comme une carte d’identité pour ce lingot spécifique. Ce numéro permet de le tracer et de s’assurer qu’il n’a pas été falsifié. Souvent, le lingot est aussi accompagné d’un certificat d’authenticité qui reprend toutes ces informations et confirme sa provenance. C’est important pour avoir confiance dans ce que tu achètes.
Détenir un lingot d’or, c’est posséder un morceau d’histoire et un actif tangible qui a traversé les âges. C’est un symbole de richesse et de stabilité, une valeur refuge qui protège contre les aléas économiques. Que ce soit pour diversifier son patrimoine, le transmettre ou simplement pour la sécurité financière, un lingot représente un investissement sûr et pérenne, reconnu universellement.
Voici un tableau qui résume les caractéristiques typiques d’un lingot d’or :
Découvrez comment les lingots d’or sont fabriqués et quelles sont leurs particularités. C’est un processus fascinant qui demande beaucoup de précision pour obtenir un produit de haute qualité. Vous voulez en savoir plus sur le monde de l’or ? Visitez notre site web pour toutes les informations nécessaires et pour faire vos premiers pas dans l’investissement.
Pour conclure
Voilà, vous avez maintenant une bonne idée de tout le travail qu’il faut pour transformer de l’or brut en un bijou étincelant. C’est un mélange de savoir-faire ancien, comme la cire perdue, et de techniques plus modernes. Ça demande de la précision, de la patience, et bien sûr, une bonne dose de passion. Que vous soyez un créateur ou simplement curieux, j’espère que ce voyage au cœur de la fabrication de bijoux en or vous a plu. C’est fascinant de voir comment une idée prend forme, métal après métal, pour devenir quelque chose de beau et de durable.
Questions Fréquemment Posées
Comment fabrique-t-on un bijou en or à partir de zéro ?
Pour créer un bijou en or, on commence par sculpter un modèle en cire. Ensuite, ce modèle est entouré d’un matériau spécial pour faire un moule. On chauffe ce moule pour faire fondre la cire et la faire sortir, laissant une empreinte parfaite. C’est dans cette empreinte qu’on verse l’or fondu. Une fois refroidi, le moule est cassé pour révéler le bijou brut, qui est ensuite poli et terminé.
Pourquoi utiliser la cire pour faire des bijoux en or ?
La cire est super facile à sculpter, ce qui permet de créer des formes très fines et complexes, impossibles à faire directement avec de l’or chaud. C’est comme un brouillon parfait pour le bijou final. L’or pur est trop mou et se déforme facilement, donc on le mélange avec d’autres métaux pour le rendre plus solide et lui donner sa couleur.
La technique de la cire perdue est-elle ancienne ?
Oui, cette méthode est très ancienne ! Elle est utilisée depuis des milliers d’années, probablement depuis l’Égypte ancienne. C’est une technique super efficace qui a traversé les âges parce qu’elle permet de faire des bijoux avec beaucoup de détails.
Peut-on faire plusieurs bijoux identiques avec cette technique ?
Absolument ! Une fois que tu as ton premier bijou en cire, tu peux créer un moule en silicone à partir de celui-ci. Ce moule en silicone te permet de refaire plusieurs fois le modèle en cire, et donc de couler plusieurs bijoux en or identiques. C’est pratique si tu veux faire une petite série.
Les grandes marques de bijoux utilisent-elles la cire perdue ?
Oui, les plus grandes maisons de joaillerie utilisent la cire perdue, souvent en la combinant avec des outils modernes comme l’impression 3D. Ça leur permet de créer des pièces vraiment incroyables, avec des détails super fins et des formes audacieuses, tout en gardant un côté artisanal.
Quelles sont les étapes après la coulée de l’or ?
Après que l’or a refroidi dans le moule, il faut casser le moule pour sortir le bijou brut. Ensuite, il faut enlever les petites imperfections et les excès de métal avec des outils. Si le bijou doit avoir des pierres, c’est le moment de les poser. Enfin, le bijou est poli pour le faire briller et nettoyé pour qu’il soit parfait.