Le fixing de l’or de Londres converti en francs suisses
La LBMA ne publie aucun montant en francs suisses. Ce que vous lisez ici est notre conversion : le fixing en dollars de la séance indiquée, ramené en francs par le taux de change de la Banque centrale européenne du même jour. Le chiffre est calculé, pas publié, et la page le rappelle à chaque endroit où il paraît.
La dernière séance exploitable n’est pas disponible à cet instant dans cette monnaie. Les repères de méthode ci-dessous restent valables, et la cotation du jour figure sur la page des cours des métaux précieux.
Nature du chiffre : une conversion, pas une publication. La LBMA ne diffuse aucun montant en franc suisse. Les valeurs de cette page sont le fixing de l’or en dollars de la séance indiquée, converti au taux de change de la Banque centrale européenne du même jour. Le taux appliqué est toujours celui du jour de la séance affichée, jamais celui d’aujourd’hui. À défaut de référence à la date exacte d’une séance, aucune valeur n’est affichée pour cette ligne : rien n’y est reporté de la veille et rien n’y est interpolé. Historique de change arrêté au 21 octobre 2026.
Ce que vaut la méthode. Elle est vérifiée contre la source elle-même. Sur les 40 dernières séances, en repartant du montant en dollars et de la référence de change du jour, puis en comparant au montant que la LBMA publie de son côté, l’écart ressort en euro, écart médian de 0,083 %, neuvième décile à 0,182 %, maximum 0,466 % ; en livre sterling, écart médian de 0,066 %, neuvième décile à 0,207 %, maximum 0,461 %. Cette démonstration ne vaut que pour l’euro et la livre sterling, les deux seules monnaies où la LBMA nous donne un point de comparaison. Pour le franc suisse, la méthode et la source du taux sont identiques, mais aucun contrôle n’est possible : la précision y est présumée, elle n’y est pas démontrée.
Le taux du jour de la séance, et rien d’autre
La règle qui gouverne ce tableau tient en une phrase : le taux appliqué est celui du jour de la séance affichée. Convertir un fixing d’avant-hier au change d’aujourd’hui produirait un chiffre hybride, un métal daté d’un jour et une parité datée d’un autre, dont personne ne saurait dire ce qu’il représente. Chaque ligne du tableau porte donc son propre taux, celui de sa date.
La source de ce taux est la référence quotidienne de la Banque centrale européenne. Elle a deux qualités pour cet usage : elle est publique et archivée, donc vérifiable ligne à ligne, et elle est relevée à heure fixe, ce qui évite l’arbitraire d’un taux de marché saisi à un instant choisi. Elle a aussi une limite : elle n’existe pas les jours où la banque centrale ne publie pas.
C’est le second point de méthode, et il se voit à l’écran. Lorsqu’une séance londonienne s’est tenue un jour sans référence de change — un jour férié de la zone euro, par exemple — aucune valeur n’est calculée pour cette ligne. Un tiret y figure à la place du montant. Nous ne reportons pas le taux de la veille, nous n’interpolons pas entre deux dates : l’absence est plus honnête que l’approximation, et elle est signalée comme telle.
Le pays qui affine le métal n’en fixe pas le prix
C’est l’une des dissociations les plus frappantes de ce marché. Une part très majoritaire de l’or qui circule dans le monde passe par des fonderies suisses, concentrées dans le canton du Tessin et à Neuchâtel. C’est là que les grandes barres londoniennes sont refondues en lingots d’un kilogramme destinés aux marchés asiatiques, là que les déchets de bijouterie redeviennent du métal fin, là que les certificats d’affinage font autorité.
Et pourtant, aucun prix de référence n’y est arrêté. Les fonderies achètent et vendent sur la base des cotations londoniennes, dans la monnaie de ces cotations. Le franc n’intervient qu’au bilan, quand une société suisse convertit ses résultats. Le pays est un atelier de transformation de premier rang et un centre de cotation inexistant.
Cette configuration explique qu’aucune institution ne publie un prix officiel du métal en francs. La page que vous lisez comble ce vide par un calcul, ce qui est légitime tant qu’on le dit. Elle ne comble pas ce vide par une publication, ce qui serait faux.
Ce qu’une monnaie durablement solide fait à la lecture
Le franc s’est apprécié sur longue période face à la plupart des grandes monnaies, y compris face au dollar. Cette tendance a une conséquence directe sur la colonne de cette page : exprimée en francs, la progression du métal apparaît systématiquement plus modérée qu’elle ne l’est dans sa monnaie d’origine.
Le phénomène n’est pas un défaut du calcul, c’est le calcul lui-même qui le révèle. Un détenteur dont les dépenses sont libellées en francs a vu, sur les vingt dernières années, une partie de la hausse du métal absorbée par la force de sa propre monnaie. Un détenteur de la zone euro a connu l’inverse. Le métal était pourtant le même.
La leçon vaut au-delà de ce cas particulier. Toute cotation lue dans une monnaie autre que celle de l’enchère additionne deux histoires : celle du métal et celle de la parité. Pour isoler la première, il faut revenir à la colonne en dollars, qui est la seule à ne contenir qu’un seul de ces deux mouvements.
Une clôture par exercice, en francs suisses
| Exercice | Séance retenue | Clôture, l’once troy | Sur un an |
|---|---|---|---|
| 2026 | 29 septembre 2026 | 3 468,95 CHF | +0,5 % |
| 2025 | 30 décembre 2025 | 3 452,41 CHF | +46,5 % |
| 2024 | 30 décembre 2024 | 2 357,03 CHF | +35,5 % |
| 2023 | 28 décembre 2023 | 1 739,54 CHF | +3,8 % |
| 2022 | 29 décembre 2022 | 1 675,96 CHF | +1,5 % |
| 2021 | 30 décembre 2021 | 1 651,14 CHF | −1,1 % |
| 2020 | 30 décembre 2020 | 1 668,73 CHF | +13,4 % |
| 2019 | 30 décembre 2019 | 1 471,70 CHF | +17,4 % |
| 2018 | 28 décembre 2018 | 1 253,65 CHF | −1,0 % |
| 2017 | 28 décembre 2017 | 1 266,12 CHF | +7,8 % |
| 2016 | 29 décembre 2016 | 1 174,51 CHF | +12,0 % |
| 2015 | 30 décembre 2015 | 1 049,13 CHF | −12,1 % |
| 2014 | 30 décembre 2014 | 1 192,91 CHF | +11,3 % |
| 2013 | 30 décembre 2013 | 1 071,32 CHF | — |
Questions fréquentes
Réponses d’ordre général, à jour au 21 octobre 2026. Elles ne constituent ni un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé.
Qui est GOLDMARKET ?
GOLDMARKET est une maison française spécialisée dans le négoce de métaux précieux, présente à travers son réseau d’agences en France et en Belgique. Nous expertisons gratuitement bijoux, pièces et lingots, nous remettons le calcul par écrit, et nous publions chaque jour les cotations sur lesquelles reposent nos évaluations.
La LBMA publie-t-elle un prix de l’or en francs suisses ?
Non. L’administrateur diffuse trois montants seulement : le résultat de l’enchère en dollars, puis la livre sterling et l’euro qu’il calcule lui-même. Le franc suisse n’en fait pas partie. Le montant affiché sur cette page est notre conversion, effectuée au taux de change du jour de la séance.
Quel taux de change utilisez-vous exactement ?
La référence quotidienne publiée par la Banque centrale européenne, relevée à la date de la séance affichée et non à la date du jour. Cette référence est publique et archivée : chaque ligne du tableau peut être recalculée à partir du montant en dollars et du taux de sa propre date.
Pourquoi certaines lignes n’affichent-elles aucun montant ?
Parce que la Banque centrale européenne n’a pas publié de référence à cette date précise. Cela se produit lorsqu’une séance londonienne se tient un jour férié de la zone euro. Plutôt que de reporter le taux de la veille ou d’interpoler, nous laissons la case vide et l’indiquons à l’écran.
Cette conversion est-elle fiable ?
Elle est mesurée. Nous appliquons la même méthode à l’euro et à la livre sterling, deux monnaies que la LBMA publie, puis nous comparons notre résultat au sien : l’écart obtenu est indiqué en toutes lettres sur cette page. Cette vérification n’est possible que pour ces deux monnaies ; pour le franc suisse, la méthode et la source du taux sont identiques, mais aucun point de comparaison n’existe.
Le cours affiché est-il un prix de rachat ?
Non. Le prix affiché est une cotation de marché portant sur du métal fin livrable entre professionnels, en lots normalisés. Un bijou, une pièce ou un lingot doit être trié, titré, puis refondu : la valeur retenue lors d’une expertise part du poids d’or fin réellement contenu, une fois le titre établi, et le calcul complet vous est remis par écrit.
À lire dans le prolongement de cette page
- comment le prix de référence de l’or est arrêté — La page mère du fixing : séances, administrateur et méthode d’enchère.
- la seule colonne issue de l’enchère elle-même — Le montant en dollars, point de départ de toute conversion.
- le cours de l’or que nous publions chaque jour — Notre cotation quotidienne en euros pour le marché français.
- l’once troy, mesure historique du métal — Ce que pèse une once et comment la ramener au gramme.
- le cours de l’or en francs suisses — La cotation continue en francs, distincte du prix arrêté deux fois par jour.
- la cotation des métaux précieux du jour — Les quatre métaux de la place, à une même date.
- investir dans l’or physique, formats et primes — Les formats disponibles, la prime attachée à chacun et les erreurs à éviter.
Source des séances : séries publiques de la LBMA, enchères administrées par ICE Benchmark Administration. Source des taux de change : références quotidiennes de la Banque centrale européenne.