Plus-value sur or : abattement pour durée de détention

Vous avez investi dans l’or et vous vous demandez comment ça se passe au niveau des impôts? C’est une question assez courante, surtout quand on parle de plus-value sur or : abattement pour durée de détention. On va regarder ça ensemble, tranquillement. Il y a des règles spécifiques qui peuvent rendre les choses plus simples pour vous, alors autant savoir comment ça marche.

Sommaire

Points Clés à Retenir

  • La fiscalité des plus-values sur l’or peut suivre un régime de droit commun ou une option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
  • L’abattement pour durée de détention est un avantage fiscal qui réduit le montant imposable de votre plus-value sur l’or.
  • Il existe un abattement de droit commun et parfois un abattement renforcé, selon les conditions de détention et le type de titre.
  • L’or d’investissement, comme les lingots et certaines pièces, bénéficie de régimes fiscaux spécifiques, souvent plus avantageux.
  • Bien déclarer vos plus-values, en justifiant la durée de détention, est essentiel pour profiter pleinement des abattements.

Comprendre la fiscalité des plus-values sur l’or

Quand vous vendez de l’or, que ce soit sous forme de lingots, de pièces ou même de bijoux, il y a des règles fiscales à connaître. En France, il existe principalement deux manières dont ces plus-values peuvent être taxées. Il est important de bien comprendre ces mécanismes pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Le régime de droit commun des plus-values mobilières

Ce régime, c’est un peu le système par défaut pour la vente de biens meubles, dont fait partie l’or. Si vous optez pour ce régime, c’est la différence entre votre prix de vente et votre prix d’achat qui sera taxée. Le taux d’imposition est de 36,2%, ce qui inclut l’impôt sur le revenu (19%) et les prélèvements sociaux (17,2%). Mais attention, ce n’est pas tout. Il y a un système d’abattement qui s’applique en fonction de la durée pendant laquelle vous avez détenu votre or. À partir de la troisième année de détention, vous bénéficiez d’un abattement de 5% par an. Au bout de 22 ans, votre plus-value est donc totalement exonérée d’impôt. C’est plutôt intéressant si vous comptez garder votre or longtemps.

Pour pouvoir bénéficier de ce régime, il faut absolument pouvoir justifier de la date et du prix d’acquisition de votre or. Sans ces preuves, vous ne pourrez pas opter pour cette taxation plus avantageuse et serez soumis à la taxe forfaitaire.

L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu

Dans certains cas, et c’est assez rare pour l’or physique, vous pourriez avoir la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cela signifie que votre plus-value serait ajoutée à vos autres revenus de l’année et taxée selon les tranches d’imposition. C’est une option qui peut être intéressante si vous avez peu d’autres revenus imposables cette année-là, car le taux marginal d’imposition pourrait être inférieur aux 36,2% du régime de droit commun. Cependant, il faut bien calculer pour voir si c’est vraiment plus avantageux, car les abattements pour durée de détention ne s’appliquent pas de la même manière, voire pas du tout, dans ce cas.

Les exceptions à la taxation forfaitaire

La taxe forfaitaire, c’est le régime le plus simple : une taxe de 11,5% (incluant 0,5% de CRDS) s’applique sur le montant total de la vente, qu’il y ait eu une plus-value ou une moins-value. C’est souvent le régime par défaut si vous ne pouvez pas justifier de la date et du prix d’achat. Cependant, il y a des cas où cette taxe ne s’applique pas ou est différente. Par exemple, les ventes de bijoux ou d’objets précieux dont le prix unitaire est inférieur à 5 000 € sont généralement exonérées. De même, pour les non-résidents, il existe des exonérations sous certaines conditions depuis 2014. Il est donc toujours bon de vérifier votre situation spécifique.

Il est essentiel de conserver précieusement toutes les factures et documents d’acquisition de votre or. Ces justificatifs sont la clé pour pouvoir choisir le régime fiscal le plus avantageux lors de la revente et potentiellement bénéficier d’exonérations.

Voici un tableau récapitulatif des deux principaux régimes pour la vente d’or d’investissement :

Régime Fiscal Base d’imposition Taux d’imposition (avant abattements) Abattement pour durée de détention Justificatifs requis
Taxe Forfaitaire (TMP) Montant total de la vente 11,5% Aucun Aucun (mais recommandé pour traçabilité)
Plus-values Mobilières (TPV) Plus-value (Prix de vente – Prix d’achat) 36,2% 5% par an à partir de la 3ème année (exonération totale après 22 ans) Date et prix d’acquisition, origine de propriété

Calculer l’abattement pour durée de détention

Quand vous vendez de l’or, la plus-value réalisée peut être réduite grâce à un abattement pour durée de détention. C’est une mesure fiscale qui vise à encourager l’investissement à long terme. Le calcul de cet abattement dépend de plusieurs facteurs, notamment la date d’acquisition de votre or et le régime fiscal que vous avez choisi. Il est important de bien comprendre ces règles pour optimiser votre fiscalité.

L’abattement pour durée de détention de droit commun

Cet abattement s’applique si vous avez opté pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Il concerne les plus-values de cession de titres acquis avant le 1er janvier 2018. Le montant de l’abattement augmente avec la durée pendant laquelle vous avez détenu les titres.

Voici comment il se décompose :

  • Moins de 2 ans de détention : Aucun abattement n’est appliqué. La plus-value est taxée intégralement.
  • Entre 2 et moins de 8 ans de détention : Vous bénéficiez d’un abattement de 50% sur la plus-value.
  • 8 ans et plus de détention : L’abattement passe à 65% sur la plus-value.

Il est important de noter que la durée de détention se calcule de date à date, à partir de votre acquisition jusqu’à la date de la cession.

La détermination précise de la durée de détention est essentielle. Elle commence à la date d’acquisition et se termine à la date du transfert de propriété juridique, qui peut varier selon le type de transaction (règlement-livraison, conclusion de la vente, etc.).

L’abattement pour durée de détention renforcé

Il existe un abattement renforcé, plus avantageux, qui s’applique dans des cas spécifiques, notamment pour les cessions de titres de PME acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018, sous réserve de remplir certaines conditions. Ce dispositif est destiné à encourager l’investissement dans les petites et moyennes entreprises.

Les taux de cet abattement renforcé sont les suivants :

  • 1 an à moins de 4 ans de détention : 50% d’abattement.
  • 4 ans à moins de 8 ans de détention : 65% d’abattement.
  • 8 ans et plus de détention : 85% d’abattement.

Ce régime renforcé est souvent lié à des conditions spécifiques, comme la taille de l’entreprise ou le statut du dirigeant. Il est donc crucial de vérifier si vous remplissez les critères avant de l’appliquer.

Détermination de la durée de détention des titres

La manière dont vous déterminez la durée de détention est primordiale pour le calcul de l’abattement. Pour les titres admis aux négociations sur un marché réglementé, la date de référence est généralement celle du règlement-livraison. Pour les cessions de gré à gré, c’est la date de conclusion de la vente qui compte. En cas de vente sous condition suspensive, c’est le jour du transfert de propriété qui est retenu.

Si vous avez acquis vos titres à différentes dates, il faut les distinguer pour calculer la plus-value et l’abattement applicable à chacune. En cas de doute, il est toujours préférable de consulter un professionnel ou de se référer aux instructions fiscales officielles. N’oubliez pas que la plus-value est calculée après compensation avec les moins-values de l’année. Vous devrez reporter le montant de l’abattement sur votre déclaration de revenus, souvent via le formulaire 2042C. Si votre intermédiaire financier a déjà calculé vos plus et moins-values, vous pourriez utiliser le formulaire 2074-CMV pour simplifier vos démarches. Si vous faites le calcul vous-même, la déclaration 2074 sera votre outil principal. Pensez à bien conserver tous les justificatifs de vos transactions pour pouvoir prouver la durée de détention de vos actifs, comme vos lingots d’or ou vos pièces. L’administration fiscale peut demander des preuves, donc autant être préparé. Cela inclut les factures d’achat et de vente, ainsi que tout document attestant de la date d’acquisition. Si vous avez investi dans des produits financiers liés à l’or, comme les ETFs, les règles peuvent être différentes et souvent plus directes, avec une taxation forfaitaire sans abattement pour durée de détention.

Les spécificités de l’or d’investissement

Quand on parle d’or d’investissement, il ne s’agit pas de n’importe quelle forme d’or. La loi a défini des critères précis pour que vos lingots, pièces ou autres formes d’or soient considérés comme tels, ce qui a des implications directes sur leur fiscalité, notamment lors de la revente. C’est un peu comme si l’administration fiscale avait sa propre définition de ce qui compte vraiment comme un placement.

Les lingots et leur fiscalité

Pour qu’un lingot ou une barre d’or soit reconnu comme de l’or d’investissement, il doit répondre à un critère de pureté assez strict : il faut qu’il soit composé d’au moins 995 millièmes d’or pur. Autrement dit, sur 1000 grammes de métal, 995 grammes doivent être de l’or fin. C’est cette exigence qui garantit sa qualité et sa valeur sur le marché international. L’achat de ces lingots est généralement exonéré de TVA en France, ce qui est déjà un avantage non négligeable. Mais attention, c’est à la revente que la fiscalité s’applique, et là, vous avez le choix entre deux régimes, comme on l’a vu précédemment : la taxe forfaitaire ou le régime des plus-values avec abattement pour durée de détention. Il faut bien peser le pour et le contre selon votre situation.

Les pièces d’or à cours légal

Les pièces d’or, c’est un peu plus subtil. Pour qu’une pièce soit considérée comme de l’or d’investissement, elle doit remplir plusieurs conditions. D’abord, elle doit avoir été frappée après l’année 1800. Ensuite, elle doit avoir eu cours légal dans son pays d’origine après cette même date. Et enfin, comme pour les lingots, sa pureté doit être d’au moins 900 millièmes. Pensez par exemple aux Napoléons, aux Krugerrands ou aux Sovereigns. La liste des pièces reconnues par la Commission européenne est d’ailleurs disponible, ce qui peut vous aider à vérifier si vos pièces entrent dans cette catégorie. La fiscalité à la revente est la même que pour les lingots : vous avez le choix entre la taxe forfaitaire ou le régime des plus-values. Il est important de pouvoir justifier de la date et du prix d’acquisition de ces pièces pour pouvoir opter pour le régime des plus-values, qui est souvent plus avantageux sur le long terme.

Les bijoux et objets précieux

Ici, on change un peu de catégorie. Les bijoux et autres objets précieux en or ne rentrent pas dans la définition de l’or d’investissement au sens fiscal. Leur fiscalité est donc différente. Par exemple, la revente de bijoux en métaux précieux peut être exonérée d’impôts si le coût unitaire de l’objet est inférieur à 5 000 euros. Si ce seuil est dépassé, la taxation s’applique différemment, souvent selon le régime des biens meubles. Il est donc essentiel de bien distinguer vos différents types de biens en or. Si vous avez acheté un bijou ancien, sa revente sera traitée différemment d’un lingot acheté spécifiquement pour l’investissement. C’est une nuance importante à comprendre pour ne pas avoir de mauvaises surprises au moment de déclarer vos gains.

Il est crucial de bien identifier la nature de votre or avant de penser à sa revente. Un lingot d’investissement n’est pas un collier de grand-mère, fiscalement parlant. Les règles ne sont pas les mêmes, et bien comprendre ces différences vous évitera bien des tracas.

Déclarer ses plus-values sur l’or

Une fois que vous avez vendu votre or, il est temps de passer à la déclaration. C’est une étape importante pour être en règle avec l’administration fiscale. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas si compliqué une fois qu’on sait comment faire.

Utilisation des formulaires fiscaux

Pour déclarer vos plus-values sur l’or, vous devrez utiliser des formulaires spécifiques. Le choix du formulaire dépend du régime fiscal que vous avez opté. Si vous avez choisi la taxe forfaitaire, c’est le formulaire n° 2091-SD (CERFA n° 11294) qu’il vous faut remplir. Ce formulaire demande des informations sur votre identité, votre adresse, et les détails de la transaction, comme la date et la nature du bien vendu.

Si, par contre, vous avez opté pour le régime des plus-values de cession de biens meubles, vous devrez utiliser le formulaire n° 2092-SD. Ce régime est souvent plus avantageux si vous avez détenu votre or pendant une certaine durée, grâce aux abattements pour durée de détention. Il permet de déclarer la plus-value réelle, c’est-à-dire la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, après application des éventuels abattements.

Justifier la durée de détention

Pour bénéficier des abattements pour durée de détention, et surtout pour l’exonération totale après 22 ans, il est crucial de pouvoir prouver quand vous avez acquis votre or. L’administration fiscale demande des justificatifs écrits. Il ne suffit pas de dire que vous possédez l’or depuis longtemps.

Voici quelques exemples de documents qui peuvent servir de preuve :

  • Une facture d’achat originale mentionnant la date et le détail des biens.
  • Un contrat d’assurance vie où l’or était mentionné.
  • Un rapport d’expertise daté.
  • Un acte notarié ou un titre de propriété.

Il est donc essentiel de conserver précieusement tous les documents liés à l’achat de votre or. Sans ces preuves, vous pourriez être taxé sur la totalité de la plus-value, même si vous remplissez les conditions de durée de détention.

Compensation des plus et moins-values

Dans le cadre du régime des plus-values de cession de biens meubles, il est possible de compenser vos plus-values avec vos moins-values. Si vous avez réalisé plusieurs ventes d’or (ou d’autres biens meubles) sur l’année, vous pouvez agréger les gains et les pertes. Si le solde est négatif (vous avez plus perdu que gagné), vous n’aurez pas d’impôt à payer sur ces opérations. C’est un avantage non négligeable qui permet de lisser les fluctuations du marché sur une année.

Il est important de noter que cette compensation ne s’applique que si vous êtes dans le régime des plus-values réelles. La taxe forfaitaire de 11,5% s’applique sur le montant total de la vente, qu’il y ait eu plus ou moins-value.

N’oubliez pas que la déclaration doit être faite dans le mois qui suit la cession de votre or. Mieux vaut s’y prendre à l’avance pour rassembler tous les documents nécessaires et éviter les oublis.

Les avantages de l’or comme valeur refuge

Vous vous demandez pourquoi tant de gens se tournent vers l’or, surtout quand les choses deviennent un peu agitées sur les marchés ? C’est simple : l’or est considéré comme une valeur refuge. Cela signifie qu’il a tendance à conserver sa valeur, voire à en prendre, quand d’autres placements, comme les actions, plongent. C’est un peu comme avoir un parachute doré pour votre patrimoine.

Protection contre l’inflation

L’inflation, c’est cette petite chose qui grignote le pouvoir d’achat de votre argent. Quand les prix montent, votre argent vaut moins. L’or, lui, a historiquement montré qu’il pouvait suivre, voire dépasser, l’inflation. En gros, posséder de l’or peut vous aider à maintenir la valeur de votre épargne face à la hausse générale des prix. C’est une façon de garder votre argent à l’abri de l’érosion.

Stabilité en période d’incertitude économique

Les périodes de crise économique, les tensions géopolitiques, les changements politiques majeurs… tout cela peut rendre les marchés financiers assez imprévisibles. Dans ces moments-là, l’or brille souvent. Il est moins sensible aux fluctuations des bourses et des monnaies. Quand les autres actifs tremblent, l’or a tendance à rester solide, voire à prendre de la valeur. C’est pour ça que beaucoup d’investisseurs le voient comme un port sécurisé dans la tempête. Pensez-y comme à une ancre pour votre portefeuille quand les mers sont agitées.

Diversification du patrimoine

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est un conseil de base en investissement. L’or est un excellent moyen de diversifier. Il ne réagit pas toujours de la même manière que les actions ou les obligations. En ajoutant de l’or à votre patrimoine, vous réduisez le risque global de votre portefeuille. Si une partie de vos investissements baisse, l’or peut aider à compenser les pertes. C’est une stratégie intelligente pour équilibrer les choses. Par exemple, posséder des lingots d’or peut être une bonne façon de commencer cette diversification.

L’or a cette particularité d’être un actif tangible, reconnu mondialement depuis des millénaires. Sa valeur n’est pas liée à la promesse d’une entreprise ou à la politique d’un gouvernement, mais à sa rareté et à sa demande intrinsèque. C’est cette indépendance qui lui confère son statut de valeur refuge.

Voici quelques points clés qui expliquent pourquoi l’or est si apprécié :

  • Histoire millénaire : L’or est utilisé comme réserve de valeur et moyen d’échange depuis des milliers d’années. Cette longue histoire lui confère une confiance inégalée.
  • Liquidité : L’or physique, qu’il s’agisse de lingots ou de pièces d’investissement, est facilement échangeable sur les marchés mondiaux.
  • Indépendance des marchés : Contrairement aux actions, l’or n’est pas affecté par les résultats d’une entreprise ou les décisions d’une banque centrale de la même manière.
  • Protection contre la dévaluation monétaire : Quand les monnaies perdent de la valeur, l’or a tendance à s’apprécier, préservant ainsi votre pouvoir d’achat.

Les différents types de métaux précieux et leur fiscalité

Lingots d'or et pièces d'argentPin

Quand on parle de métaux précieux, on pense souvent à l’or, c’est vrai. Mais il n’y a pas que lui ! L’argent, le platine, le palladium… tous ces métaux ont aussi leur propre régime fiscal quand vous décidez de les vendre. C’est un peu comme l’or, mais avec quelques nuances à connaître pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

La fiscalité de l’argent d’investissement

L’argent, c’est un peu le cousin de l’or, mais il est plus abordable. Pour l’argent d’investissement, comme les lingots ou certaines pièces, la TVA n’est pas appliquée en France. C’est déjà un bon point, ça rend l’achat plus intéressant. Quand vous vendez de l’argent, ça ressemble pas mal à la vente d’or. Vous avez le choix entre deux options : soit une taxe forfaitaire sur le montant total de la vente, soit une taxation sur la plus-value réelle. La taxe forfaitaire, c’est 11,5% du prix de vente, plus la CRDS de 0,5%. Si vous avez gardé vos factures d’achat, la taxation sur la plus-value peut être plus intéressante, surtout si vous avez détenu votre argent pendant un certain temps. L’abattement pour durée de détention s’applique aussi, comme pour l’or, pour réduire l’impôt au fil des années.

  • Lingots d’argent : Ils doivent avoir une pureté d’au moins 995 millièmes pour être considérés comme de l’argent d’investissement et bénéficier de l’exonération de TVA à l’achat.
  • Pièces d’argent : Celles qui ont cours légal dans leur pays d’origine sont généralement exonérées de TVA à l’achat. Attention, certaines pièces plus anciennes ou non courantes peuvent être soumises à la TVA.
  • Bijoux et objets en argent : Leur fiscalité dépend surtout de leur valeur. Si un bijou coûte moins de 5 000 euros, sa vente est souvent exonérée d’impôt. Au-delà, ça peut se compliquer et ressembler à la fiscalité des bijoux en or.

Il est important de bien conserver tous les justificatifs d’achat pour pouvoir prouver la date et le prix d’acquisition de vos métaux précieux. C’est la clé pour bénéficier de la taxation sur la plus-value et des abattements pour durée de détention.

Les autres métaux précieux

Au-delà de l’or et de l’argent, il y a aussi le platine et le palladium. Leur fiscalité est globalement similaire à celle de l’or et de l’argent d’investissement. Quand vous achetez des lingots ou des pièces de platine ou de palladium, ils sont souvent soumis à la TVA à l’achat, sauf exceptions. Pour la vente, vous aurez généralement le choix entre la taxe forfaitaire (autour de 11,5% du prix de vente) et la taxation sur la plus-value réelle, avec les mêmes abattements pour durée de détention que pour l’or. La différence principale, c’est que ces métaux sont moins courants pour les particuliers, donc les règles peuvent être un peu moins claires et il faut bien se renseigner auprès de professionnels ou de l’administration fiscale. La clé, c’est toujours de bien se renseigner avant d’acheter et de garder précieusement toutes les factures.

  • Platine et Palladium : Ils sont considérés comme des métaux précieux. Leur fiscalité à la revente suit souvent le régime des métaux précieux, avec le choix entre taxe forfaitaire ou taxation sur la plus-value.
  • Pureté : Comme pour l’or et l’argent, la pureté du métal (souvent exprimée en millièmes) est un critère important pour la définition du produit d’investissement et sa fiscalité.
  • Justificatifs : Encore une fois, les factures d’achat sont indispensables pour justifier la date et le prix d’acquisition, ce qui est nécessaire pour calculer la plus-value et appliquer les abattements.

L’or, l’argent, le platine et le palladium sont des métaux précieux qui ont de la valeur. Savoir comment ils sont taxés est important si vous pensez en acheter ou en vendre. Chaque métal a ses propres règles fiscales, et il est utile de comprendre ces différences. Pour en savoir plus sur les différents types de métaux précieux et comment ils sont taxés, visitez notre site web.

Alors, prêt à faire le point ?

Voilà, vous avez maintenant une meilleure idée de comment fonctionne l’abattement pour durée de détention sur les plus-values de l’or. C’est pas toujours simple, hein ? Entre les dates, les pourcentages, et les différentes options, on peut vite s’y perdre. Mais bon, l’essentiel, c’est de comprendre que plus vous gardez votre or longtemps, moins vous paierez d’impôts si vous décidez de le vendre. Pensez-y bien avant de faire quoi que ce soit, et n’hésitez pas à demander conseil si vous avez encore des doutes. C’est votre argent, après tout !

Questions fréquentes

Comment est calculée la plus-value quand je vends de l’or ?

C’est simple ! On regarde combien tu as payé ton or et combien tu l’as vendu. La différence, c’est ta plus-value. Si tu l’as vendu plus cher que tu ne l’as acheté, c’est du bénéfice. Si c’est moins cher, c’est une moins-value.

Est-ce que je paie des impôts sur tous mes gains en or ?

Pas toujours ! Il y a des règles. Si tu gardes ton or longtemps, tu peux avoir des réductions d’impôts, c’est ce qu’on appelle un ‘abattement pour durée de détention’. Plus tu gardes ton or longtemps, plus la réduction peut être importante. Après un certain nombre d’années, tu peux même être complètement exonéré d’impôts !

Qu’est-ce que l’abattement pour durée de détention ?

Imagine que tu achètes un truc cher et que tu le gardes super longtemps avant de le revendre. L’État te dit : ‘Bravo pour ta patience !’ et te fait payer moins d’impôts sur ton bénéfice. C’est ça, l’abattement pour durée de détention. Plus tu attends, plus la réduction est grande.

Est-ce que tous les types d’or sont traités pareil par le fisc ?

En général, oui, pour l’or physique comme les lingots et certaines pièces. Mais attention, la façon dont on calcule l’impôt peut changer selon que tu vends un lingot, une pièce de collection ou même un bijou ancien. Il faut bien vérifier les règles spécifiques à chaque cas.

Comment je prouve combien de temps j’ai gardé mon or ?

C’est super important d’avoir des preuves ! Garde bien toutes tes factures d’achat, les certificats qui prouvent que c’est bien de l’or, et toute autre pièce qui montre quand tu l’as acheté. C’est ça qui te permettra de calculer ton abattement et de prouver ta durée de détention aux impôts.

Que se passe-t-il si je perds de l’argent en vendant mon or ?

Si tu vends ton or moins cher que tu ne l’as acheté, c’est une moins-value. Bonne nouvelle : tu peux utiliser cette moins-value pour réduire tes impôts sur d’autres gains que tu aurais faits la même année, ou même les années suivantes. Ça peut donc te faire économiser de l’argent sur tes impôts !

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Auteur : Alexandre JUNIAC - Expert Métaux Précieux
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